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III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

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Pascual Lopez Sanchez
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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 10 Mayo 2018, 13:21

PIERRE DE RONSARD

SONETOS

53.- Pren ceste rose aimable comme toy

Pren ceste rose aimable comme toy,
Qui sers de rose aux roses les plus belles,
Qui sers de fleur aux fleurs les plus nouvelles,
Qui sers de Muse aux Muses et à moy.

Pren ceste rose, et ensemble reçoy
Dedans ton sein mon coeur qui n'a point d'ailes :
Il vit blessé de cent playes cruelles,
Opiniastre à garder trop sa foy.

La rose et moy differons d'une chose :
Un Soleil voit naistre et mourir la rose,
Mille Soleils ont veu naistre m'amour

Qui ne se passe, et jamais ne repose.
Que pleust à Dieu que mon amour éclose,
Comme une fleur, ne m'eust duré qu'un jour.

54.- Quand en songeant ma folâtre j'acolle

Quand en songeant ma folâtre j'acolle,
Laissant mes flancs sur les siens s'allonger,
Et que, d'un branle habilement léger,
En sa moitié ma moitié je recolle !

Amour, adonc si follement m'affole,
Qu'un tel abus je ne voudroi changer,
Non au butin d'un rivage étranger,
Non au sablon qui jaunoie en Pactole.

Mon dieu, quel heur, et quel consentement,
M'a fait sentir ce faux recollement,
Changeant ma vie en cent métamorphoses !

Combien de fois, doucement irrité,
Suis-je ore mort, ore ressuscité,
Entre cent lis et cent merveilles roses !


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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 10 Mayo 2018, 13:24

PIERRE DE RONSARD

SONETOS

55.- Quand je pense à ce jour, où je la vey si belle

Quand je pense à ce jour, où je la vey si belle
Toute flamber d'amour, d'honneur et de vertu,
Le regret, comme un trait mortellement pointu,
Me traverse le coeur d'une playe eternelle.

Alors que j'esperois la bonne grace d'elle,
L'Amour a mon espoir que la Mort combattu :
La Mort a mon espoir d'un cercueil revestu,
Dont j'esperois la paix de ma longue querelle.

Amour tu es enfant inconstant et leger .
Monde, tu es trompeur, pipeur et mensonger,
Decevant d'un chacun l'attente et le courage.

Malheureux qui se fie en l'Amour et en toy :
Tous deux comme la Mer vous n'avez point de foy,
L'un fin, l'autre parjure, et l'autre oiseau volage.

56.- Quand je suis tout baissé sur votre belle face

Quand je suis tout baissé sur votre belle face,
Je vois dedans vos yeux je ne sais quoi de blanc,
Je ne sais quoi de noir, qui m'émeut tout le sang,
Et qui jusques au coeur de veine en veine passe.

Je vois dedans Amour, qui va changeant de place,
Ores bas, ores haut, toujours me regardant,
Et son arc contre moi coup sur coup débandant.
Las ! si je faux, raison, que veux-tu que j'y fasse ?

Tant s'en faut que je sois alors maître de moi,
Que je vendrais mon père, et trahirais mon Roi,
Mon pays, et ma soeur, mes frères et ma mère :

Tant je suis hors du sens, après que j'ai tâté
A longs traits amoureux de la poison amère,
Qui sort de ces beaux yeux, dont je suis enchanté.


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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 10 Mayo 2018, 13:31

PIERRE DE RONSARD

SONETOS

57.- Que tu es Cicéron ...

Que tu es Ciceron un affetté menteur,
Qui dis, qu'il n'y a mal sinon que l'infamie,
Si tu portois celui que me cause m'amie,
Pour le moins tu dirois que c'est quelque malheur.

Je sen journelement un aigle sus mon coeur,
J'entens un soing grifu, qui come une Furie
Me ronge impatient, puis tu veus que je die,
Abusé de tes mots, que mal n'est pas douleur

Vous en disputerés ainsi que bon vous semble,
Vous Philosofes, Grés, et vous Romains ensemble,
Mais je croy pour le seur qu'un travail langoureux

Est douleur, quand Amour l'encharne dedans l'ame,
Et que le deshonneur, la honte, et le diffame
N'est point de mal, au pris du tourment amoureux.

58.- Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle

Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise aupres du feu, devidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous esmerveillant :
Ronsard me celebroit du temps que j'estois belle.

Lors, vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,
Desja sous le labeur à demy sommeillant,
Qui au bruit de mon nom ne s'aille resveillant,
Benissant vostre nom de louange immortelle.

Je seray sous la terre et fantaume sans os :
Par les ombres myrteux je prendray mon repos :
Vous serez au fouyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et vostre fier desdain.
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain :
Cueillez dés aujourd'huy les roses de la vie. (*)

(*) Creemos que este es el soneto más conocido y famoso de Pierre de Ronsard, conocido, también,
como SONETO A HELENA. Hay varias traducciones . Luego pondré una que capte su gran belleza.


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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 10 Mayo 2018, 13:37

PIERRE DE RONSARD

SONETOS ( me he liado un poquito, saltándome el orden en que venían los sonetos, clasificados por orden alfabético del primer verso... Pero bueno, un poquito nada más.)

59.- Quand je te voy seule assise à par-toy

Quand je te voy seule assise à par-toy,
Toute amusée avecques ta pensée,
Un peu la teste encontre bas baissée,
Te retirant du vulgaire et de moy :

Je veux souvent pour rompre ton esmoy,
Te saluer, mais ma voix offensée,
De trop de peur se retient amassée
Dedans la bouche, et me laisse tout coy.

Souffrir ne puis les rayons de ta veuë :
Craintive au corps, mon ame tremble esmeuë :
Langue ne voix ne font leur action :

Seuls mes souspirs, seul mon triste visage
Parlent pour moy, et telle passion
De mon amour donne assez tesmoignage.

60.- Quoy mon ame, dors tu engourdie en ta masse

Quoy mon ame, dors tu engourdie en ta masse ?
La trompette a sonné, serre bagage, et va
Le chemin deserté que Jesuchrist trouva,
Quand tout mouillé de sang racheta nostre race.

C'est un chemin facheux borné de peu d'espace,
Tracé de peu de gens que la ronce pava,
Où le chardon poignant ses testes esleva,
Pren courage pourtant, et ne quitte la place.

N'appose point la main à la mansine, apres
Pour ficher ta charue au milieu des guerets,
Retournant coup sur coup en arriere ta vüe :

Il ne faut commencer, ou du tout s'emploier,
Il ne faut point mener, puis laisser la charue.
Qui laisse son mestier, n'est digne du loier.



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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 10 Mayo 2018, 13:42

PIERRE DE RONSARD

SONETOS

61.- Quoy mon ame, dors tu engourdie en ta masse

Quoy mon ame, dors tu engourdie en ta masse ?
La trompette a sonné, serre bagage, et va
Le chemin deserté que Jesuchrist trouva,
Quand tout mouillé de sang racheta nostre race.

C'est un chemin facheux borné de peu d'espace,
Tracé de peu de gens que la ronce pava,
Où le chardon poignant ses testes esleva,
Pren courage pourtant, et ne quitte la place.

N'appose point la main à la mansine, apres
Pour ficher ta charue au milieu des guerets,
Retournant coup sur coup en arriere ta vüe :

Il ne faut commencer, ou du tout s'emploier,
Il ne faut point mener, puis laisser la charue.
Qui laisse son mestier, n'est digne du loier.

62. Si je trépasse entre tes bras, Madame

Si je trépasse entre tes bras, Madame,
Il me suffit, car je ne veux avoir
Plus grand honneur, sinon que de me voir
En te baisant, dans ton sein rendre l'âme.

Celui que Mars horriblement enflamme
Aille à la guerre, et manque de pouvoir,
Et jeune d'ans, s'ébatte à recevoir
En sa poitrine une Espagnole lame ;

Mais moi, plus froid, je ne requiers, sinon
Après cent ans, sans gloire, et sans renom,
Mourir oisif en ton giron, Cassandre.

Car je me trompe, ou c'est plus de bonheur,
Mourir ainsi, que d'avoir tout l'honneur,
Pour vivre peu, d'un guerrier Alexandre.


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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 10 Mayo 2018, 13:45

PIERRE DE RONSARD

SONETOS

63.- Si mille oeillets, si mille liz j'embrasse

Si mille oeillets, si mille liz j'embrasse,
Entortillant mes bras tout à l'entour,
Plus fort qu'un cep, qui d'un amoureux tour
La branche aimée, en mille plis enlasse :

Si le soucy ne jaunist plus ma face,
Si le plaisir fait en moy son le jour,
Si j'aime mieux les Ombres que le jour ,
Songe divin, ce bien vient de ta grace.

Suyvant ton vol je volerois aux cieux :
Mais son portrait qui me trompe les yeux,
Fraude tousjours ma joye entre-rompue.

Puis tu me fuis au milieu de mon bien,
Comme un éclair qui se finist en rien,
Ou comme au vent s'évanouyt la nuë.

64.- Si seulement l'image de la chose

Si seulement l'image de la chose
Fait à noz yeux la chose concevoir,
Et si mon oeil n'a puissance de voir,
Si quelqu'idole au devant ne s'oppose :

Que ne m'a fait celuy qui tout compose,
Les yeux plus grands, afin de mieux pouvoir
En leur grandeur, la grandeur recevoir
Du simulachre où ma vie est enclose ?

Certes le ciel trop ingrat de son bien,
Qui seul la fit, et qui seul vit combien
De sa beauté divine estoit l'Idée,

Comme jaloux d'un bien si precieux,
Silla le monde, et m'aveugla les yeux,
Pour de luy seul seule estre regardée.


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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 10 Mayo 2018, 13:48

PIERRE DE RONSARD

SONETOS

65.- Soit que son or se crêpe lentement

Soit que son or se crêpe lentement
Ou soit qu'il vague en deux glissantes ondes,
Qui çà, qui là par le sein vagabondes,
Et sur le col, nagent folâtrement ;

Ou soit qu'un noeud illustré richement
De maints rubis et maintes perles rondes,
Serre les flots de ses deux tresses blondes,
Mon coeur se plaît en son contentement.

Quel plaisir est-ce, ainçois quelle merveille,
Quand ses cheveux, troussés dessus l'oreille,
D'une Vénus imitent la façon ?

Quand d'un bonnet son chef elle adonise,
Et qu'on ne sait s'elle est fille ou garçon,
Tant sa beauté en tous deux se déguise ?

66.- Sur mes vingt ans, pur d'offense et de vice

Sur mes vingt ans, pur d'offense et de vice,
Guidé, mal-caut, d'un trop aveugle oiseau,
Ayant encore le menton damoiseau,
Sain et gaillard je vins à ton service.

Mais, ô cruelle, outré de ta malice,
Je m'en retourne en une vieille peau,
En chef grison, en perte de mon beau :
Tels sont d'Amour les jeux et l'exercice.

Hélas, que dis-je ! où veux-je m'en aller ?
D'un autre bien je ne me puis soûler.
Comme la caille, Amour, tu me fais être,

Qui de poison s'engraisse et se repaît.
D'un autre bien je ne me veux repaître,
Ni vivre ailleurs, tant ta poison me plaît.


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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 10 Mayo 2018, 13:51

PIERRE DE RONSARD

SONETOS.-

67.- ant de fois s'appointer, tant de fois se fascher

Tant de fois s'appointer, tant de fois se fascher,
Tant de fois rompre ensemble et puis se renoüer,
Tantost blasmer Amour et tantost le loüer,
Tant de fois se fuyr, tant de fois se chercher,

Tant de fois se monstrer, tant de fois se cacher,
Tantost se mettre au joug, tantost le secouer,
Advouer sa promesse et la desadvouer,
Sont signes que l'Amour de pres nous vient toucher.

L'inconstance amoureuse est marque d'amitié.
Si donc tout à la fois avoir haine et pitié,
Jurer, se parjurer, sermens faicts et desfaicts,

Esperer son espoir, confort sans reconfort
Sont vrais signes d'amour, nous entr'aimons bien fort,
Car nous avons tousjours ou la guerre, ou la paix.

68.- Te regardant assise auprès de ta cousine

Te regardant assise auprès de ta cousine,
Belle comme une Aurore, et toi comme un Soleil,
Je pensai voir deux fleurs d'un même teint pareil,
Croissantes en beauté, l'une à l'autre voisine.

La chaste, sainte, belle et unique Angevine,
Vite comme un éclair sur moi jeta son oeil.
Toi, comme paresseuse et pleine de sommeil,
D'un seul petit regard tu ne m'estimas digne.

Tu t'entretenais seule au visage abaissé,
Pensive toute à toi, n'aimant rien que toi-même,
Dédaignant un chacun d'un sourcil ramassé.

Comme une qui ne veut qu'on la cherche ou qu'on l'aime.
J'eus peur de ton silence et m'en ahai tout blërne,
Craignant que mon salut n'eût ton oeil offensé.


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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 10 Mayo 2018, 13:54

PIERRE DE RONSARD

SONETOS

69.- Une beauté de quinze ans enfantine

Une beauté de quinze ans enfantine,
Un or frisé de maint crêpe anelet,
Un front de rose, un teint damoiselet,
Un ris qui l'âme aux Astres achemine ;

Une vertu de telles beautés digne,
Un col de neige, une gorge de lait,
Un coeur jà mûr en un sein verdelet,
En Dame humaine une beauté divine ;

Un oeil puissant de faire jours les nuits,
Une main douce à forcer les ennuis,
Qui tient ma vie en ses doigts enfermée

Avec un chant découpé doucement
Ore d'un ris, or' d'un gémissement,
De tels sorciers ma raison fut charmée.

y 70.- Vous me distes, Maitresse, estant à la fenestre

Vous me distes, Maitresse, estant à la fenestre,
Regardant vers Mont-martre et les champs d'alentour :
La solitaire vie, et le desert sejour
Valent mieux que la Cour, je voudrois bien y estre.

A l'heure mon esprit de mes sens seroit maistre,
En jeusne et oraisons je passerais le jour :
Je desfirois les traicts et les flames d'Amour
Ce cruel de mon sang ne pourroit se repaistre.

Quand je vous repondy, Vous trompez de penser
Qu'un feu ne soit pas feu, pour se couvrir de cendre :
Sur les cloistres sacrez la flame on voit passer :

Amour dans les deserts comme aux villes s'engendre.
Contre un Dieu si puissant, qui les Dieux peut forcer,
Jeusnes ny oraisons ne se peuvent defendre.

Aquí e acaba la colecciónde 70 de la página sonetos LES GRANDS POÉMES CLASSIQUES - una página, según intuyo, necesaria si se quiere acceder a una buena parte de la POESÍA FRANCESA DE TODOS LOS TIEMPOS-. Problema: Que la clasificación de los poemas es según orden alfabético de los primeros versos y o según al libro al que pertenecen. Para nosotros, en este momento, es un trabajo imposible esta busqueda - necesaria para quien quiera estudiar con un mínimo de seriedad-.

Veamos de los 70 sonetos - y según el orden que hemos seguidotenemos las siguientes traducciones seguras ( he de cotejar algún otro archivo para ver si tengo alguna más).
Son los siguientes sonetos:

- 5
- 6
- 8
- 11
- 13
- 53
- 60
- 63
- 69 . La traducción de estos 9 sonetos es obra de MARÍA TERESA GALLEGO URRUTIA.

Creo, como ya he dicho, tener también la traducción de los sonetos

- 10 ( Soneto a Cassandra) y
- 58 ( Soneto a Helena).

Si los encuentro los pondré y también el nombre del traductor o traductores.

Gracias por vuestra paciencia.



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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 10 Mayo 2018, 14:36

PIERRE DE RONSAD

SONETO Nº 5

PRIMER VERSO EN VERSIÓN ORIGINAL:

"Ange divin, qui mes playes embâme..."

Ángel divino, pones un bálsamo en mi herida,
de trujamán(*) y heraldo de los dioses viniste;
¿por qué puerta del cielo escaparte pudiste
para aliviar las penas de mi alma dolorida?

Cuando siento de noche la mente enardecida,
de mi mal apiadado, acudes junto al triste.
y, cuando no en mis ojos, en mis brazos pusiste
la imagen de mi dama que me tienes servida.

Quédate un poco, sueño, a detenerte accede
y, engañador, espera hasta que ahíto quede
de ese vano retrato cuyodeseo me altera.

Devuélveme ese cuerpo del que quiero ser dueño:
si no en la realidad, déjame que en un sueño
pueda estarlo abrazando toda una noche entera..

(*) Trujamán: palabra poco corriente hoy. Según DLE sería la persona encargadade explicar a otra la lengua en que otro u otros individuos se están dirigiendo a él y que no entiende. Adquiere una importancia notable en el soneto en tanto que el sueño - Ángel- obra la suerte de un trujaman que traduce la lengua de los dioses.




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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Vie 11 Mayo 2018, 00:32

De nuevo tengo que felicitarte, por tu gran trabajo.
Gracias y besos.


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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Vie 11 Mayo 2018, 00:34

SONETOS


Fernández de Moratín, Nicolás
Madrid. 1737 - 1780
Poeta, escritor y dramaturgo. Estudia leyes en Valladolid hasta ocupar la cátedra del antiguo Colegio Imperial. Sus versos fueron editados por su hijo Leandro. Sus poesías más célebres son la Oda a Pedro Romero y sobre todo las quintillas de su Fiesta de Toros en Madrid.



Soneto



Un alto y generoso pensamiento,
inspiración del cielo soberano,
me puso la áurea cítara en la mano
para cantar el dulce mal que siento.

Y fue tan grato mi sonoro acento,
que la ancha vega, el apacible llano
y el cavernoso monte carpetano
mostraron compasión de mi tormento.

Turbose el río de cerúleo manto,
oculto entre los álamos sombríos,
al ver su cisne lamentarse tanto.

Moviéronse los brutos más impíos
y los ásperos troncos a mi llanto;
y no la que causó los males míos.





Dorisa en traje magnífico


¡Qué lazos de oro desordena el viento,
entre gorzotas altas y volantes!
¡Qué riqueza oriental y qué cambiantes
de luz que envidia el sacro firmamento!

¡Qué pecho hermoso do el amor su asiento
puso, y de allí fulmina a sus amantes,
absortos al mirar las elegantes
formas, su delicioso movimiento!

¡Qué vestidura arrastra, de preciado
múrice tinta recamada en torno
de perlas que produjo el centro frío!

¡Qué extremo de beldad al mundo dado
para que fuese de él gloria y adorno!
¡Qué heroico y noble pensamiento el mío!





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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Vie 11 Mayo 2018, 00:36

SONETOS


Fernández de Moratín, Nicolás
Madrid. 1737 - 1780
Poeta, escritor y dramaturgo. Estudia leyes en Valladolid hasta ocupar la cátedra del antiguo Colegio Imperial. Sus versos fueron editados por su hijo Leandro. Sus poesías más célebres son la Oda a Pedro Romero y sobre todo las quintillas de su Fiesta de Toros en Madrid.



Soneto


Amor, tú que me diste los osados
intentos y la mano dirigiste,
y en el cándido seno la pusiste
de Dorisa, en pasajes no tocados;

si miras tantos rayos fulminados
de sus divinos ojos contra un triste,
dame el alivio, pues el daño hiciste,
o acaben ya mi vida y mis cuidados.

Apiádese mi bien. Dila que muero
del intenso dolor que me atormenta;
que si es tímido amor no es verdadero;

que no es la audacia en el cariño afrenta;
ni merece castigo tan severo
un infeliz que ser dichoso intenta.







Fernández Guerra y Orbe, José
Granada. 1791 - Madrid. 1846
Poeta y autor dramático. Refundió varias obras del Teatro Clásico.



Soneto


En tus juicios, gran Dios, la equidad brilla:
tu amor al hombre forma tu embeleso;
mas perdonar mi ingratitud, confieso
que de tu augusto Ser fuera mancilla.

El alma, un tiempo cándida, sencilla,
inicua ya y dolosa en luengo exceso,
de tu cólera aguarda el justo peso;
ni en tu poder cupiera el reprimilla.

¿No es tuyo el rayo? ¿Tu bondad qué espera?
Guerra por guerra a la impotente nada
que provocó tu indignación severa.

El rayo estalle de tu diestra airada...
Mas ¿en qué parte descargar pudiera,
que no esté en sangre de Jesús bañada?








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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Sáb 12 Mayo 2018, 01:49

SONETOS


Juan Pablo Forner

Biografía

(Mérida, 1756 - Madrid, 1797) Escritor español. Siendo estudiante en Salamanca compuso la Sátira contra los vicios introducidos en la poesía castellana, que fue premiada por la Real Academia (1782).

Fue fiscal de la Audiencia de Sevilla y enemigo acérrimo de Iriarte, contra quien publicó la sátira El asno erudito. Enemigo de casi todo el Madrid literario, fue, en cambio, amigo de Moratín y de Iglesias. Además de libelos polémicos y de una Oración apologética por la España y su mérito literario (1786), escribió comedias y tragedias. Su obra maestra es Exequias de la lengua castellana (1782).

El escritor español Juan Pablo Forner fue la figura más representativa de la literatura satírica durante la segunda mitad del siglo XVIII. El propio Forner se retrató a sí mismo como “un joven adusto, flaco, alto, cejijunto, de condición insufrible, y de carácter… mordaz”. Sus ideas tendían más a la xenofobia que al nacionalismo y, a pesar de su inclinación hacia lo neoclásico, mostró inequívocamente su rechazo de las ideas ilustradas. Ante la invasión de ideas empiristas y liberales mantuvo una estricta postura conservadora que le llevó a denigrar por sistema todos los avances del siglo.

Ensayista violento y panfletario, pero dotado de una amplia erudición, defendió de forma vehemente el mérito de la cultura española y sostuvo duras polémicas. Por contra, mantuvo una buena amistad con Leandro Fernández de Moratín, a quien apoyó en el artículo Contra la crítica de la comedia de Moratín "El viejo y la niña", obra de Fulgencio de Soto (1790), y con José Iglesias, y fue alabado por Pedro Estala, Martín Fernández de Navarrete, Gaspar Melchor de Jovellanos y el conde de Campomanes, entre otros.

Tras estudiar leyes en Salamanca, Forner ejerció como fiscal en la Audiencia de Sevilla (1790) y en el Consejo de Castilla (1796). Su considerable cultura humanística y su conocimiento de la tradición literaria española lo llevaron a polemizar ásperamente con los escritores de su época. En numerosos libelos fustigó, entre otros, a Tomás de Iriarte, aunque muchos de estos ataques se debieron a cuestiones personales y políticas más que a desacuerdos literarios. La Real Academia Española lo premió en 1782 por su Sátira contra los vicios introducidos en la poesía castellana.

Debido a sus extraordinarias dotes de polemista, el ministro Floridablanca le encargó responder a los ataques de Masson de Morvilliere, que en la Enciclopédie Méthodique (1782) negaba la contribución de España al desarrollo de la cultura europea. El resultado fue la Oración apologética por la España y su mérito literario(1786), apasionada defensa de la orientación cristiana de la cultura española y feroz ataque contra el racionalismo materialista de los enciclopedistas. La parte segunda de este texto, prolijamente anotada, es un canto al humanismo español y una exposición de los principales autores que florecieron en el cultivo de las ciencias y las letras, con una visión de conjunto acerca del papel de España en la ciencia europea.

La misma línea siguió su obra Discursos filosóficos sobre el hombre (1787), donde frente al cientifismo ilustrado (representado por autores como Voltaire, "gran maestro de sofistería y malignidad"), Juan Pablo Forner se sitúa entre los partidarios del tradicionalismo español, reivindicando a figuras del siglo XVI como Juan Luis Vives, Francisco de Vitoria y Francisco Suárez.

Su faceta erudita se manifiesta en dos obras publicadas póstumamente, el Discurso sobre el modo de escribir y mejorar la Historia de España, que es un auténtico tratado de historiografía ilustrada, y las Exequias de la lengua castellana,considerada uno de los textos de crítica más sobresalientes del siglo XVIII, tanto por la visión de conjunto que ofrece de las letras españolas como por sus juicios acerca de los autores clásicos. La obra tiene como motivo argumental las honras fúnebres que van a celebrarse en el Parnaso por la Lengua castellana, viciada y muerta por una multitud malvada de escritores recientes; en el último momento, sin embargo, la Lengua aparece todavía en pie, cansada pero viva, y los malos escritores son convertidos en ranas.
Mezclados con composiciones en su mayoría burlonas y satíricas, la obra contiene fragmentos verdaderamente brillantes por su inspiración e imágenes curiosas, pero de tarde en tarde se pierde en elencos y disquisiciones, quedando el motivo del relato en pretexto para escribir una historia literaria.

Las Exequias de la lengua castellana deben entenderse fundamentalmente como una condena de los autores contemporáneos hecha en algunos casos capciosamente, especialmente cuando se refiere a los inspirados en los enciclopedistas franceses, y también como una revalorización aguda y sonriente de la propia literatura en cuanto heredera del gran clasicismo latino.



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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Sáb 12 Mayo 2018, 01:51

Forner, Juan Pablo
Mérida (Badajoz). 1756 - Madrid. 1797
Ensayista español. Firmaba sus poesías con el seudónimo: «Aminta». Jurista de profesión. En 1790 fue Fiscal de la Audiencia de Sevilla. En 1785 le fueron prohibidas sus publicaciones, sin el permiso real. Como poeta fue integrante de la escuela salmantina.




Soneto



Desordenado en desaliño airoso
al bullicioso céfiro permite,
Nisa, el cabello, porque no limite
su nativo esplendor lazo industrioso.

Velo sutil sobre su pecho hermoso
al gusto esconde lo que al gusto incite;
ni tanto que el tesoro facilite,
ni tanto que de él dude el ojo ansioso.

Así en traje sucinto reclinada
en alcatifa generosa yace
su gentileza y gala peregrina;

así la halla Cendón y la taimada
del necio que su pompa satisface
cobra el oro, y a Alexi lo destina.







A Madrid


Esta es la villa, Coridón, famosa
que bañada del leve Manzanares
leyes impone a los soberbios mares
y en otro mundo impera poderosa.

Aquí la religión, zagal, reposa
rica en ofrendas, fértil en altares;
en las calles los hallas a millares;
no hay portal sin imagen milagrosa.

Y por que más la devoción entiendas
de este piadoso pueblo, a cada mano
ves presidir los santos en las tiendas.

Y dime, Coridón, ¿es buen cristiano
pueblo que al cielo da tantas ofrendas?
Eso yo no lo sé, cabrero hermano.






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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Sáb 12 Mayo 2018, 01:54

SONETOS

Forner, Juan Pablo
Mérida (Badajoz). 1756 - Madrid. 1797
Ensayista español. Firmaba sus poesías con el seudónimo: «Aminta». Jurista de profesión. En 1790 fue Fiscal de la Audiencia de Sevilla. En 1785 le fueron prohibidas sus publicaciones, sin el permiso real. Como poeta fue integrante de la escuela salmantina.



El año de 1793


Cruje feroz el carro furibundo
del implacable Marte, y desquiciada
la tierra, en sangre y en sudor bañada,
puebla de horror los ámbitos del mundo.

Impía la Parca con aspecto inmundo,
no en los campos de Marte fatigada,
destroza en prado y monte, encarnizada,
greyes sin fin con ímpetu iracundo.

Cadáveres son hoy de hombres y brutos
cosecha horrenda de la tierra, males
con que esta edad su mérito señala.

Niéganse al hombre hasta los rudos frutos;
¡ay! según lo merecen los mortales,
así el cielo, Teodoro, los regala.



Definición de una niña de moda


Yo soy de poca edad, rica y bonita;
tengo lo que suelen llamar salero,
y toco, y canto, y bailo hasta el bolero,
y ando que vuelo con la ropa altita;

si entro en ella, revuelvo una visita,
y más si hay militar o hay extranjero;
voy a tertulia, y hallo peladero;
a paseo, y me llevo la palmita;

soy marcial: hablo y trato con despejo;
a los lindos los traigo en ejercicio,
y dejo y tomo a mi placer cortejo;

visto y peino con gracia y artificio...
Pues ¿qué me falta?... Oyola un tío viejo,
y le dijo gruñendo: «Loca, el juicio.»





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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Sáb 12 Mayo 2018, 01:56

SONETOS

Forner, Juan Pablo
Mérida (Badajoz). 1756 - Madrid. 1797
Ensayista español. Firmaba sus poesías con el seudónimo: «Aminta». Jurista de profesión. En 1790 fue Fiscal de la Audiencia de Sevilla. En 1785 le fueron prohibidas sus publicaciones, sin el permiso real. Como poeta fue integrante de la escuela salmantina.


Sonetos



I



Ya silba el viento en la nevada cumbre,
y al soplo impetuoso la cabaña,
vacila del zagal, que en frágil caña
con paja entretejió flaca techumbre;

y Bato el mayoral sin pesadumbre,
aunque su grey del aquilón la saña
siente y perece, con paciencia extraña
huelga al calor de regalada lumbre.

El mísero zagal humedecido
de helada nieve, por salvar se afana
la grey no suya en le pelado ejido.

Zagal, reposa; tu fatiga es vana;
su hacienda el mayoral tiene en olvido,
y ni a acordarse de tu afán se humana





II


Despierta, Elpín; y guarda que el hambriento
lobo no sirve, no, tu grey de pasto:
tú roncas, y el zagal hace su gasto
devorando tus reses ciento a ciento.

De rotas pieles número cruento
luego te entrega el desalmado Ergasto;
y el daño apoca, aunque en ejido vasto
pace escaso ganado y macilento.

Despierta, Elpín: y en las calladas horas
cuando sin luna las estrellas lucen
observa, espía a tus zagales fieles.

Verás como desuellan con traidoras
manos tu grey, y pérfidos reducen
tu hacienda toda a ensangrentadas pieles.


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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Sáb 12 Mayo 2018, 01:59

SONETOS

Forner, Juan Pablo
Mérida (Badajoz). 1756 - Madrid. 1797
Ensayista español. Firmaba sus poesías con el seudónimo: «Aminta». Jurista de profesión. En 1790 fue Fiscal de la Audiencia de Sevilla. En 1785 le fueron prohibidas sus publicaciones, sin el permiso real. Como poeta fue integrante de la escuela salmantina.

Sonetos



III



Espero, ese poder, esa grandeza
con que el hado burlón te engolosina,
si añagazas no son a tu ruina,
serán castigo a la mortal vileza.

Tú encenagado en súbita riqueza
te huelgas torpe en su engañosa ruina:
¿A tanto el cielo tu idiotez empina?
O la nuestra peligra, o tu cabeza.

No es Dios injusto, no: jamás consiente
gloria al malvado; ni elevado empleo
sin causa al necio permitir le plugo.

Tu grandeza es patíbulo eminente;
si a tu cima no subes como reo,
subes, ¡mira qué honor! como verdugo.





IV


¡Ves, Lauso, desalado un vulgo impío
correr furioso a la batalla horrenda,
desnudo, hambriento, y sin que el alma venda
a esperazas del propio poderío?

¿Ves tolerar del fatigado estío
la ardiente lumbre al recoger la ofrenda
de las espigas con audaz contienda
tostada plebe en mísero atavío?

¿Ves arados los mares al arrojo
de duras almas, que salvar presumen
vida y tesoro en frágiles maderos?

Pues si no lo has, mi Lauso, por enojo,
tanto afán, tantas vidas se consumen
para que engorden fatuos altaneros.






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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Sáb 12 Mayo 2018, 02:01

SONETOS

Forner, Juan Pablo
Mérida (Badajoz). 1756 - Madrid. 1797
Ensayista español. Firmaba sus poesías con el seudónimo: «Aminta». Jurista de profesión. En 1790 fue Fiscal de la Audiencia de Sevilla. En 1785 le fueron prohibidas sus publicaciones, sin el permiso real. Como poeta fue integrante de la escuela salmantina.

Sonetos




V



Salgo del Betis a la ondosa orilla
cuando traslada el sol su nácar puro
al polo opuesto, y en el cielo oscuro
la luna ya majestuosa brilla.

Entre la opaca luz su honor humilla
la soberbia ciudad y el roto muro
que, al rigor de los siglos mal seguro,
reliquia funeral, ciñe a Sevilla.

Pierde la sombra su grandeza ufana;
la altiva población y sus destrozos
lúgubres se divisan espantables.

Fía, Licinio, en la grandeza humana;
contémplala en la noche de sus gozos,
y los verás medrosos, miserables.



Fray Diego González
Ciudad Rodrigo (Salamanca). 1733 - Madrid. 1794
Agustino. Prior de los Conventos de Salamanca, Pamplona y Madrid.



A un orador contrahecho, zazoso y satírico


Botijo con bonete clerical,
que viertes la doctrina a borbollón,
falto de voz, de efectos, de emoción,
lleno de furia, ardor y odio fatal;

la cólera y despique por igual
dividen en dos partes tu sermón,
que, por tosco, punzante y sin razón,
debieras predicárselo a un zarzal.

¿Qué prendas de orador en ti se ven?
Zazoso acento, gesto pastoril,
el metal de la voz cual de sartén,

tono uniforme cual de tamboril.
Para orador te faltan más de cien;
para arador te sobran más de mil.








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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Sáb 12 Mayo 2018, 02:06

SONETOS

Biografía de:

González, Fray Diego Tadeo (1732-1794).

Poeta agustino, natural de Ciudad Rodrigo (Salamanca), que ocupó el puesto de prior en los conventos de Salamanca, Pamplona y Madrid, donde murió. Había profesado en el famoso convento de San Felipe el Real de Madrid, ciudad en la que inició sus estudios, para concluirlos en Salamanca. La poesía parece haber sido en él una afición desde la infancia, lo que le llevó a estudiar a los clásicos latinos y españoles hasta conocerlos casi de memoria. Sintió siempre especial predilección por Horacio y Fray Luis de León. Pertenece a la llamada Segunda Escuela de Salamanca o Escuela Salmantina del Siglo XVIII, en la que se incluyen también J. Fernández de Rojas, Andrés del Corral, Meléndez Valdés, Juan Pablo Forner y José Cadalso. Su poesía parte, dentro de la moda de esa centuria, apasionada por los autores del XVI, singularmente Garcilaso y Fray Luis, para tratar de superar los supuestos excesos de los autores del XVII con una vena de poesía amorosa y anacreóntica de verso breve y juguetón y temática tan clásica como manida. El magisterio del poeta toledano no es óbice para que Fray Diego caiga en tópicos prosaicos y sensibleros, por mucha sinceridad que se le quiera suponer a su pasión (buen ejemplo es A la quemadura del dedo de Filis). Al magisterio de Fray Luis debemos su poesía religiosa, singularmente sus traducciones de los Salmos XI y X y del Magnificat.

Junto a ello, y a instancias de Jovellanos, se incorporará a la llamada Poesía Ilustrada en obras como Las Edades (1776) o A las nobles artes (1781), bien que será siempre la vertiente anacreóntica y amorosa la que predomine en su obra. Respecto de este contacto de Jovellanos con la Escuela Salmantina, es preciso tener en cuenta que fue Fray Diego quien, a través de un compañero de orden residente en Sevilla, hizo llegar al grupo las sugerencias de Jovellanos, entonces fiscal en la ciudad del Guadalquivir, en 1776. La obra de Fray Diego Tadeo no vio la luz hasta la muerte de su autor y se publicó contra los deseos de éste, que mandó destruir toda su producción poética, probablemente a causa del importante número de poesía amorosa que incluía. No obstante, fueron recogidas por el padre Fernández Rojas, realizándose una edición en 1796, a la que seguirían otras dos en 1805 (ampliada) y 1817. El hecho de que un fraile de San Agustín escribiera poesía amorosa, por no decir erótica, causó tanta admiración en la época cuanto quebraderos a la crítica puritana del XIX que se devanó los sesos para demostrar su castidad a pesar de la supuesta existencia real de sus amadas Melisa y Mirta.

Información tomada desde: www.mcnbiografias.com


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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Sáb 12 Mayo 2018, 03:04

SONETOS

Fray Diego González
Ciudad Rodrigo (Salamanca). 1733 - Madrid. 1794
Agustino. Prior de los Conventos de Salamanca, Pamplona y Madrid.

A la paz



La guerra por un caso inevitable
invadió la Española Monarquía,
juzgando que aceptada, acabaría
de una vez con la gente miserable,

y rehusada, al Monarca respetable
la gloria militar rebajaría.
El pueblo frece a Carlos a porfía
dones mil del tesoro inagotable

de su amor; y por Carlos negociada,
viene la paz con palma de victoria.
La guerra cruel corriendo apresurada

tantos despojos deja en nuestra tierra,
que Carlos de la paz saca la gloria
y el pueblo la abundancia de la guerra.




Fray José Manuel de Navarrete
México. 1768 - 1809
Fraile franciscano de gran cultura.




Influjo de amor



Célebres calles de la corte indiana,
grandes plazas, soberbios edificios,
templos de milagrosos frontispicios,
elevados torreones de arte ufana,

altos palacios de la gloria humana,
fuentes de primorosos artificios,
chapiteles, pirámides, hospicios,
que arguyen la grandeza americana:

¡Oh México!, sin duda yo gozara
del gusto que me brinda tu grandeza,
si causa superior no lo estorbara.

De tu suelo me arranca con presteza
el suave influjo de la dulce cara
de una agraciada rústica belleza.






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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Sáb 12 Mayo 2018, 03:11

José Manuel Martínez de Navarrete :Conocido también como fray Manuel de Navarrete fue periodista y poeta novohispano.

Síntesis biográfica

Nació en 1768 en Zamora, Michoacán,México y falleció en el año 1809.Sus padres fueron Juan María Martínez de Navarrete y María Teresa Ochoa y Abadiano.

Realizó sus primeros estudios en Valladolid (hoy Morelia). En 1787 ingresó en la Orden Franciscana en Querétaro, donde amplió sus estudios de latinidad estudiando en Celaya. Se desempeñó como cura párroco en Tula (en el actual estado de Tamaulipas) y como guardián del Convento de Tlalpujahua. Fundó periódicos como el Diario de México (1805), en los que publicó poesías líricas. Fue elegido mayoral de la Arcadia Mexicana, academia poética fundada por los redactores del Diario, en el que descolló por su sólida formación humanística. El tono de su poesía es neoclásico, señalándose en su obra el magisterio de Juan Meléndez Valdés, especialmente en sus anacreónticas. Se le han señalado algunos rasgos prerrománticos. En 1923 se publicaron sus Entretenimientos poéticos en dos volúmenes.



La triste ausencia



Su manto recogió la noche oscura
que cobija al mundo tristemente,
y abriéndose las puertas del oriente
se asoma a su balcón la aurora pura.

De la fresca arboleda en la espesura
los céfiros susurran blandamente;
desata el arroyuelo su corriente,
y por márgenes verdes se apresura.

Sus fragancias respiran flores suaves,
y llenando los vientos de armonía
requiebros trinan las parleras aves.

Todo el mundo se llena de alegría,
menos yo, que en mis penas siempre graves,
ausente estoy de la zagala mía.





Recuerdos tristes


Cuando tu blanca frente yo ceñía
de yedra azul y de encarnada rosa;
cuando en el fértil prado y selva umbrosa
mil cariños muy dulces te decía;

cuando de agresta flauta me servía
para cantar tu cara milagrosa;
cuando en nuestra cabaña venturosa
me nombraba por tuyo, y tú por mía;

cuando... mas no, no quieras, Clori amada,
que refiera más gustos, pues no intento
que gima la memoria lastimada.

Iba a decirle que en aquel momento
que recuerdo la vida ya pasada,
no sé como no muero de tormento.







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Pedro Casas Serra
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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Pedro Casas Serra el Sáb 12 Mayo 2018, 03:25

Yo soy de poca edad, rica y bonita;
tengo lo que suelen llamar salero,
y toco, y canto, y bailo hasta el bolero,
y ando que vuelo con la ropa altita;

si entro en ella, revuelvo una visita,
y más si hay militar o hay extranjero;
voy a tertulia, y hallo peladero;
a paseo, y me llevo la palmita;

soy marcial: hablo y trato con despejo;
a los lindos los traigo en ejercicio,
y dejo y tomo a mi placer cortejo;

visto y peino con gracia y artificio...
Pues ¿qué me falta?... Oyola un tío viejo,
y le dijo gruñendo: «Loca, el juicio.»


Me ha hecho gracia este soneto de Forner y he pensado que la niña le pondría contestar: "Y a ti, juventud". Gracias por traerlo, Lluvia.

Un abrazo.
Pedro

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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Dom 13 Mayo 2018, 00:54

Pues hubiese sido buena contestación, jeje.
La verdad es que leyendo algunos de los sonetos, tienen su puntito de gracia, que también se agradece.
Muchísimas gracias, querido Pedro, por acompañarnos, nos hace bien sentirnos así.


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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Dom 13 Mayo 2018, 00:57


SONETOS

Biografía de:
Gallego, Juan Nicasio (1777-1853).


Escritor español nacido en Zamora el 14 de diciembre de 1777 y muerto en Madrid el 9 de enero de 1853. Hijo de Felipe Gallego y Francisca Hernández del Crespo, ambos de acrisolada ascendencia. Estudió en su ciudad natal con el humanista llamado Peláez, y a los trece años pasó a Salamanca a cursar filosofía y derecho civil y canónico, que terminó en 1800. Después de licenciarse, doctorarse y hacerse sacerdote, en mayo de 1805 hizo oposición a una capellanía de honor de Fernando VII; y en octubre del mismo año fue nombrado por el Rey director eclesiástico de los caballeros pajes, cargo que ocupó hasta la invasión francesa. Ya por entonces comenzó a ser conocido como poeta. Escribió: Oda a la defensa de Buenos Aires por los españoles el 4 de julio 1807 (Madrid, 1807), El día dos de Mayo. Elegía(publicada en Valencia y Jaén en 1808, posteriormente impresa por Hidalgo en Sevilla en 1809 y en Madrid en 1814; se volvió a publicar por Antón Ramírez en 1849 y se tradujo al inglés, a cargo de William Casey, en Barcelona en 1819). En 1809 pasó a Sevilla, y de allí a Cádiz, siguiendo al gobierno legítimo y recibiendo algunas prebendas, entre ellas la de racionero de la catedral de Murcia.

Fue elegido diputado a las Cortes de Cádiz en septiembre de 1810. Al año siguiente escribió una Canción para el aniversario del dos de Mayo, para la que compuso la música Don Mariano Ledesma, en la ciudad Cádiz. Suyo es el soneto Al Lord Conde Wellington Duque de Ciudad Rodrigo en la reconquista de Badajoz, firmado con las iniciales J.N.G., en el número 302 de la revista Redactor, el 11 de abril de 1812. Fue uno de los firmantes, y acaso el autor, de la proclama Las Cortes generales y extraordinarias a la nación española, firmada en Cádiz el 28 agosto de 1812.
Liberal moderado, en 1814 fue perseguido, pasando 18 meses en la cárcel, y después cuatro años más confinado en la Cartuja de Jerez, de donde fue trasladado en 1816 a petición suya, por enfermedad, al monasterio de la Luz, en Moguer, y después al convento de Loreto, cerca de Sevilla. Publicó Elegía a la temprana muerte del duque de Fernandina, (editada en Cádiz en 1816). Tradujo la obra de Arnault: Oscar, hijo de Ossián, (publicada en Madrid en 1818). La revolución de 1820 le devolvió la libertad y los honores, siendo promovido a la dignidad de arcediano mayor de Valencia.

A comienzos de 1824 se vio privado de nuevo de todo, y por su reclamación se le persiguió de nuevo, teniendo que ir a refugiarse a Barcelona, al amparo de las tropas francesas que la guarnecían. En 1827, al retirarse el ejército francés, tuvo que emigrar, pasando cuatro meses en Montpellier. En abril de 1828 regresó a Barcelona, pero se le obligó a trasladarse a Valencia, siendo objeto de nuevos vejámenes. Después de la boda de Fernando VII con María Cristina obtuvo una canonjía en Sevilla, y se trasladó a la capital andaluza, permitiéndosele visitar Madrid. Aparecen los Versos recogidos y publicados por Domingo del Monte, (publicados en Filadelfia en 1929), muestra del entusiasmo del cubano por nuestro autor.
Nombrado Académico de la Lengua en 1830. Se traslado, en mayo de 1833, definitivamente a Madrid, nombrándosele juez del Excusado, supernumerario de la Rota de la Nunciatura, y en 1834 censor de periódicos. Académico secretario de la Española en 1839, Gran Cruz de Isabel la Católica en 1844, Senador del Reino en 1845 y arcipreste del Pilar de Zaragoza el 20 de abril de 1852 aunque de este último cargo no llegó a tomar posesión. Sus Obras poéticas fueron publicadas por la Academia en 1854.

Biografía tomada desde; www.mcnbiografías.com




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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Dom 13 Mayo 2018, 00:59

SONETOS



Gallego, Juan Nicasio
Zamora. 1777 - Madrid. 1853
Estudió en Salamanca. Amigo de Meléndez Valdés. Al ser ordenado sacerdote fija su residencia en Madrid. Patriota durante la Guerra de la Independencia y diputado por Cádiz. Estuvo exiliado en Montpellier, protegido por el Duque de Frías. Influido por Menéndez Valdés, perteneció a la escuela salmantina. Sus Obras Poéticas fueron publicadas un año después de su muerte, donde se encuentra sus sonetos de excelente factura.





A Glicera


¿Qué imposible no alcanza la hermosura?
¿Quién no cede a su hechizo soberano?
Adonde llega su poder tirano
la fábula, la historia lo asegura.

Renuncia Adán la celestial ventura,
su dulce halago resistiendo en vano;
por ella Paris el valor troyano
arma y conduce a perdición segura.

De una manzana la belleza rara
causó de entrambos la desdicha fiera
que de tu amor los gustos acibara:

mas si a verte llegara, mi Glicera,
el uno de tu mano la tomara,
el otro a tus encantos la rindiera.





A Judas



Cuando el horror de su traición impía
del falso Apóstol obcecó la mente,
y del árbol fatídico pendiente
con rudas contorsiones se mecía,

complacido en su mísera agonía
mirábale el demonio frente a frente,
hasta que al fin, del término impaciente,
de entrambos pies con ímpetu le asía.

Mas ya que vio cesar del descompuesto
rostro la agitación convulsa y fiera,
señal segura de su fin funesto,

con infernal sonrisa lisonjera
los labios puso en el deforme gesto,
y el beso le volvió que a Cristo diera.






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Lluvia Abril
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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Dom 13 Mayo 2018, 01:01

SONETOS



Gallego, Juan Nicasio
Zamora. 1777 - Madrid. 1853
Estudió en Salamanca. Amigo de Meléndez Valdés. Al ser ordenado sacerdote fija su residencia en Madrid. Patriota durante la Guerra de la Independencia y diputado por Cádiz. Estuvo exiliado en Montpellier, protegido por el Duque de Frías. Influido por Menéndez Valdés, perteneció a la escuela salmantina. Sus Obras Poéticas fueron publicadas un año después de su muerte, donde se encuentra sus sonetos de excelente factura.




Cargado de mortal melancolía...


Cargado de mortal melancolía,
de angustia el pecho y de memorias lleno,
otra vez torno a vuestro dulce seno,
campos alegres de la patria mía.

¡Cuán otros, ay, os vio mi fantasía,
cuando de pena y de temor ajeno,
en mí fijaba su mirar sereno
la infiel hermosa que me amaba un día!

Tú, que en tiempo mejor fuiste testigo
de mi ventura al rayo de la aurora,
selo de mi dolor, césped amigo;

pues si en mi corazón, que sangre llora,
esperanzas y amor llevé conmigo,
desengaños y amor te traigo ahora.



Al Duque de Rivas



Tú a quien afable concedió el destino,
digna ofrenda a tu ingenio soberano,
manejar del Aminta castellano
la dulce lira y el pincel divino.

Vibrando el plectro y animando el lino,
logra Saavedra, con dichosa mano,
vencen las glorias del cantor troyano,
robar las gracias del pintor de Urbino.

Lógralo, y logre yo, si más clemente
se muestra acaso la áspera fortuna
que hoy no me deja en blando son loarte,

tejer nuevas coronas en tu frente
ya esclarecida por tu ilustre cuna,
ya decorada del laurel de Marte.






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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Dom 13 Mayo 2018, 01:03

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Gallego, Juan Nicasio
Zamora. 1777 - Madrid. 1853
Estudió en Salamanca. Amigo de Meléndez Valdés. Al ser ordenado sacerdote fija su residencia en Madrid. Patriota durante la Guerra de la Independencia y diputado por Cádiz. Estuvo exiliado en Montpellier, protegido por el Duque de Frías. Influido por Menéndez Valdés, perteneció a la escuela salmantina. Sus Obras Poéticas fueron publicadas un año después de su muerte, donde se encuentra sus sonetos de excelente factura.



A Zaragoza


Viendo el tirano que el valor ferviente
domar no puede del león de España,
ni el lazo odioso de coyunda extraña
dobla el fuerte Aragón la invicta frente,

y juró cruel venganza, y de repente
se hundió en el Orco, y con horrible saña
del reino oscuro que Aqueronte baña
alzó en su ayuda la implacable gente.

De allí el desmayo y la miseria adusta,
de allí la ardiente sed, la destructora
fiebre salieron y el contagio inmundo.

Ellos domaron la ciudad augusta;
no el hierro, no el poder. ¡Decanta ahora
tu triunfo, oh Corso, y tu valor al mundo!





Invocando a la Virgen por la salud de la reina doña Cristina de Nápoles


Dulce consuelo del linaje humano,
madre excelsa de Dios, sacra Lucina,
humillado a tus pies la frente inclina
con ardiente fervor el pueblo hispano.

Si nunca vierte lágrima sen vano
el que se acoge a tu bondad divina,
vuelve, Señora, al lecho de Cristina
los bellos ojos, la piadosa mano.

Muévate de Fernando la agonía,
que en zozobra cruel pregunta, espera,
teme, se afana, alienta, desconfía.

De su penar los plazos acelera,
y antes que su fulgor esconda el día
agita el viento la feliz bandera.





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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Dom 13 Mayo 2018, 01:05

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Gallego, Juan Nicasio
Zamora. 1777 - Madrid. 1853
Estudió en Salamanca. Amigo de Meléndez Valdés. Al ser ordenado sacerdote fija su residencia en Madrid. Patriota durante la Guerra de la Independencia y diputado por Cádiz. Estuvo exiliado en Montpellier, protegido por el Duque de Frías. Influido por Menéndez Valdés, perteneció a la escuela salmantina. Sus Obras Poéticas fueron publicadas un año después de su muerte, donde se encuentra sus sonetos de excelente factura.



Los hoyuelos de Lesbia

Cruzaba el hijo de la cipria diosa
solo y sin venda la floresta umbría
cuando, al pie de un rosal, vio que dormía
al blando son del mar mi Lesbia hermosa;

y al ver pasmado que su faz graciosa
los reflejos del alba repetía,
tanto se deslumbró que no sabía
si aquello era mejilla o era rosa.

Alargó el dedo el niño entre las flores
y en ambos lados le aplicó a la bella,
formando dos hoyuelos seductores.

¡Ay, que al verla reír, la dulce huella
del dedo del amor mata de amores!
¡Feliz el que su boca estampe en ella!





En los campos de Vergara


¿Qué inusitada aclamación festiva
convierte el gozo de mi patria en duelo?
¿Por qué de mar a mar con raudo vuelo
suena sin fin centuplicado el viva?

La Paz, sí: ¿no la veis, de fresca oliva
la sien ordena, descender del cielo,
en su diestra agitar cándido velo,
y ahuyentar la Discordia vengativa?

¡Oh momento feliz! Su horrible tea
de la nación magnánima española
maldita siempre y execrada sea;

y anuncie el blanco lino que hoy tremola
y en que la cifra de Isabel campea,
un grito, un pensamiento, un alma sola.





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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

Mensaje por Lluvia Abril el Dom 13 Mayo 2018, 01:07

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Gallego, Juan Nicasio
Zamora. 1777 - Madrid. 1853
Estudió en Salamanca. Amigo de Meléndez Valdés. Al ser ordenado sacerdote fija su residencia en Madrid. Patriota durante la Guerra de la Independencia y diputado por Cádiz. Estuvo exiliado en Montpellier, protegido por el Duque de Frías. Influido por Menéndez Valdés, perteneció a la escuela salmantina. Sus Obras Poéticas fueron publicadas un año después de su muerte, donde se encuentra sus sonetos de excelente factura.




Al nacimiento de Pradina


Cuando al morir el poderoso estío
el Otoño asomó la rubia frente,
frescura dando al congojoso ambiente,
vida a las plantas, movimiento al río,

nació Pradina, y celestial rocío
vivificó las flores de repente;
arrullolas Favonio blandamente,
y el sol brilló con nuevo señorío.

Alegre al verla el ruiseñor trinaba,
y de su boca de coral salía
fragante olor que el aire embalsamaba.

¡¡Triste de ti, Casinio! (cuando abría
los bellos ojos, el Amor clamaba).
¡Ay, de tu libertad, y aun de la mía!».





Al cumpleaños de Para


¡Pradina hermosa! cuando Dios quería,
y yo feliz tus ojos celebraba,
de tu presencia angelical gozaba
y en tu blando mirar me embebecía.

De tu boca dulcísima la mía
en tiernos besos el maná gustaba,
a tu bella garganta me abrazaba,
y de amor y placer desfallecía.

Mas hora ¡triste! de tu lado ausente,
de la esperanza el mentiroso halago
es cuanto gozo en mi dolor vehemente.

Beso un papel; abrazo el aire vago;
la hiel del tedio gusto solamente,
y en amargura y llanto me deshago.




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Re: III SONETOS : INTRODUCCIÓN - HISTORIA - ESTRUCTURA POÉTICA - SELECCIÓN DE SONETOS EN CASTELLANO

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