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POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

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Pascual Lopez Sanchez
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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Miér 26 Dic 2018, 00:20

POESÍA MÍSTICO RELIGIOSA FRANCESA

SIGLO XVI

LOUISE LABÉ

SONNET XX

Prédit me fut que devait fermement
Un jour aimer celui dont la figure
Me fut décrite ; et sans autre peinture
Le reconnus quand vis premièrement.

Puis le voyant aimer fatalement
Pitié je pris de sa triste aventure,
Et tellement je forçais ma nature,
Qu'autant que lui aimai ardentement.

Qui n'eût pensé qu'en faveur devait croître
Ce que le ciel et destins firent naître ?
Mais quand je vois si nubileux apprêts,

Vents si cruels et tant horrible orage,
Je crois qu'étaient les infernaux arrêts
Que de si loin m'ourdissaient ce naufrage.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Miér 26 Dic 2018, 00:22

POESÍA MÍSTICO RELIGIOSA FRANCESA

SIGLO XVI

LOUISE LABÉ

SONNET XXI

Quelle grandeur rend l'homme vénérable ?
Quelle grosseur ? quel poil ? quelle couleur ?
Qui est des yeux le plus emmielleur ?
Qui fait plus tôt une plaie incurable ?

Quel chant est plus à l'homme convenable ?
Qui plus pénètre en chantant sa douleur ?
Qui un doux luth fait encore meilleur ?
Quel naturel est le plus amiable ?

Je ne voudrais le dire assûrément,
Ayant Amour forcé mon jugement ;
Mais je sais bien, et de tant je m'assure,

Que tout le beau que l'on pourrait choisir,
Et que tout l'art qui aide la Nature,
Ne sauraient accroître mon désir.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Miér 26 Dic 2018, 00:23

POESÍA MÍSTICO RELIGIOSA FRANCESA

SIGLO XVI

LOUISE LABÉ

ONNET XXII

Luisant Soleil, que tu es bienheureux
De voir toujours t'Amie la face !
Et toi, sa soeur, qu'Endymion embrasse,
Tant te repais de miel amoureux !

Mars voie Vénus ; Mercure aventureux
De Ciel en Ciel, de lieu en lieu se glace ;
Er Jupiter remarque en mainte place
Ses premiers ans plus gais et chaleureux.

Voilà du Ciel la puissante harmonie,
Qui les esprits divins ensemble lie ;
Mais s'ils avaient ce qu'ils aiment lointain,

Leur harmonie et ordre irrévocable
Se tournerait en erreur variable,
Et comme moi travaillerait en vain.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Miér 26 Dic 2018, 00:25

POESÍA MÍSTICO RELIGIOSA FRANCESA

SIGLO XVI

LOUISE LABÉ

SONNET XXIII

Las! que me sert que si parfaitement
Loua jadis ma tresse dorée,
Et de mes yeux la beauté comparée
A deux Soleils, dont Amour finement

Tira les traits causes de son tourment ?
Où êtes-vous, pleurs de peu de durée ?
Et mort par qui devait être honorée
Ta ferme amour et itéré serment ?

Doncques c'était le but de ta malice
De m'asservir sous ombre de service ?
Pardonne-moi, Ami, à cette fois,

Etant outrée et de dépit et d'ire;
Mais je m'assur', quelque part que tu sois,
Qu'autant que moi tu souffres de martyre.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Miér 26 Dic 2018, 00:28

POESÍA MÍSTICO RELIGIOSA FRANCESA

SIGLO XVI

LOUISE LABÉ

SONNET XXIV

Ne reprenez, Dames, si j'ai aimé,
Si j'ai senti mille torches ardentes,
Mille travaux, mille douleurs mordantes.
Si, en pleurant, j'ai mon temps consumé,

Las ! que mon nom n'en soit par vous blamé.
Si j'ai failli, les peines sont présentes,
N'aigrissez point leurs pointes violentes:
Mais estimez qu'Amour, à point nommé,

Sans votre ardeur d'un Vulcain excuser,
Sans la beauté d'Adonis accuser,
Pourra, s'il veut, plus vous rendre amoureuses,

En ayant moins que moi d'occasion,
Et plus d'étrange et forte passion.
Et gardez-vous d'être plus malheureuses !

Trad.- Ciudad SEVA

No me culpéis, Damas, si hube amado:
si arder en mí sentí uno y mil cirios,
mil trabajos dañinos, mil delirios:
si el tiempo yo perdí al haber llorado,

que no acabe mi nombre censurado.
Si débil fui, mis penas son presidios.
No agreguéis hiel a lo que son martirios:
sabed que Amor, aun no convocado,

sin que Vulcano vuestro ardor excuse,
sin que a un Adonis la belleza acuse,
a vos pudiera herir, enamoradas:

y más que a mí, con ocasión más leve,
y con pasión más fuerte y más aleve.
Guardaos de no ser más desdichadas.



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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Miér 26 Dic 2018, 00:31

POESÍA MÍSTICO RELIGIOSA FRANCESA

SIGLO XVI

LOUISE LABÉ

ELEGIE I

Au tems qu'Amour, d'hommes et Dieus vainqueur,
Faisoit bruler de sa flamme mon coeur,
En embrasant de sa cruelle rage
Mon sang, mes os, mon esprit et courage:
Encore lors je n'avois la puissance
De lamenter ma peine et ma souffrance.
Encor Phebus, ami des Lauriers vers,
N'avoit permis que je fisse des vers:
Mais meintenant que sa fureur divine
Remplit d'ardeur ma hardie poitrine,
Chanter me fait, non les bruians tonnerres
De Jupiter, ou les cruelles guerres,
Dont trouble Mars, quand il veut, l'Univers.
Il m'a donné la lyre, qui les vers
Souloit chanter de l'Amour Lesbienne:
Et à ce coup pleurera de la mienne.
O dous archet, adouci moy la voix,
Qui pourroit fendre et aigrir quelquefois,
En recitant tant d'ennuis et douleurs,
Tant de despits fortunes et malheurs.
Trempe l'ardeur, dont jadis mon coeur tendre
Fut en brulant demi reduit en cendre.
Je sen desja un piteus souvenir,
Qui me contreint la larme à l'oeil venir.
Il m'est avis que je sen les alarmes,
Que premiers j'ù d'Amour, je voy les armes,
Dont il s'arma en venant m'assaillir.
C'estoit mes yeus, dont tant faisois saillir
De traits, à ceus qui trop me regardoient
Et de mon arc assez ne se gardoient.
Mais ces miens traits ces miens yeus me defirent,
Et de vengeance estre exemple me firent.
Et me moquant, et voyant l'un aymer,
L'autre bruler et d'Amour consommer:
En voyant tant de larmes espandues,
Tant de soupirs et prieres perdues,
Je n'aperçu que soudein me vint prendre
Le mesme mal que je soulois reprendre:
Qui me persa d'une telle furie,
Qu'encor n'en suis apres long teins guerie:
Et meintenant me suis encor contreinte
De rafreschir d'une nouvelle pleinte
Mes maus passez. Dames, qui les lirez,
De mes regrets avec moy soupirez.
Possible, un jour je feray le semblable,
Et ayderay votre voix pitoyable
A vos travaus et peines raconter,
Au teins perdu vainement lamenter.
Quelque rigueur qui loge en votre coeur,
Amour s'en peut un jour rendre vainqueur.
Et plus aurez lui esté ennemies,
Pis vous fera, vous sentant asservies.
N'estimez point que lon doive blamer
Celles qu'a fait Cupidon inflamer.
Autres que nous, nonobstant leur hautesse,
Ont enduré l'amoureuse rudesse:
Leur coeur hautein, leur beauté, leur lignage,
Ne les ont su preserver du servage
De dur Amour: les plus nobles esprits
En sont plus fort et plus soudain espris.
Semiramis, Royne tant renommee,
Qui mit en route avecques son armee
Les noirs squadrons des Ethiopiens,
Et en montrant louable exemple aus siens
Faisoit couler de son furieus branc
Des ennemis les plus braves le sang,
Ayant encor envie de conquerre
Tous ses voisins, ou leur mener la guerre,
Trouva Amour, qui si fort la pressa,
Qu'armes et loix veincue elle laissa.
Ne meritoit sa Royalle grandeur
Au moins avoir un moins fascheus malheur
Qu'aymer son fils? Royne de Babylonne,
Ou est ton coeur qui es combaz resonne?
Qu'est devenu ce fer et cet escu,
Dont tu rendois le plus brave veincu?
Ou as tu mis la Marciale creste,
Qui obombroit le blond or de ta teste?
Ou est l'espee, ou est cette cuirasse,
Dont tu rompois des ennemis l'audace?
Ou sont fuiz tes coursiers furieus,
Lesquels trainoient ton char victorieus?
T'a pù si tot un foible ennemi rompre?
Ha pù si tot ton coeur viril corrompre,
Que le plaisir d'armes plus ne te touche:
Mais seulement languis en une couche?
Tu as laissé les aigreurs Marciales,
Pour recouvrer les douceurs geniales.
Ainsi Amour de toy t'a estrangee,
Qu'on te diroit en une autre changee.
Donques celui lequel d'amour esprise
Pleindre me voit, que point il ne mesprise
Mon triste deuil: Amour, peut estre, en brief
En son endroit n'aparoitra moins grief.
Telle j'ay vù qui avoit en jeunesse
Blamé Amour: apres en sa vieillesse
Bruler d'ardeur, et pleindre tendrement
L'ápre rigueur de son tardif tourment.
Alors de fard et eau continuelle
Elle essayoit se faire venir belle,
Voulant chasser le ridé labourage,
Que l'aage avoit gravé sur son visage.
Sur son chef gris elle avoit empruntee
Quelque perruque, et assez mal antee:
Et plus estoit à son gré bien fardee,
De son Ami moins estoit regardee:
Lequel ailleurs fuiant n'en tenoit conte,
Tant lui sembloit laide, et avoit grand'honte
D'estre aymé d'elle. Ainsi la povre vieille
Recevoit bien pareille pour pareille.
De maints en vain un tems fut reclamee,
Ores qu'elle ayme, elle n'est point aymee.
Ainsi Amour prend son plaisir, à faire
Que le veuil d'un soit à l'autre contraire.
Tel n'ayme point, qu'une Dame aymera:
Tel ayme aussi, qui aymé ne sera:
Et entretient, neanmoins, sa puissance
Et sa rigueur d'une vaine espérance.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Miér 26 Dic 2018, 06:54

POESÍA MÍSTICO RELIGIOSA FRANCESA

SIGLO XVI

LOUISE LABÉ

ELEGIE II

D'un tel vouloir le serf point ne désire
La liberté, ou son port le navire,
Comme j'atens, helas, de jour en jour
De toy, Ami, le gracieus retour.
Là j'avois mis le but de ma douleur,
Qui fineroit, quand j'aurois ce bon heur
De te revoir: mais de la longue atente,
Hélas, en vain mon désir se lamente.
Cruel, Cruel, qui te faisoit promettre
Ton brief retour en ta premiere lettre?
As tu si peu de memoire de moy,
Que de m'avoir si tot rompu la foy?
Comme oses tu ainsi abuser celle
Qui de tout tems t'a esté si fidelle?
Or' que tu es aupres de ce rivage
Du Pau cornu, peut estre ton courage
S'est embrasé d'une nouvelle flame,
En me changeant pour prendre une autre Dame:
Jà en oubli inconstamment est mise
La loyauté que tu m'avois promise.
S'il est ainsi, et que desja la foy
Et la bonté se retirent de toy:
Il ne me faut esmerveiller si ores
Toute pitié tu as perdu encores.
O combien ha de pensee et de creinte,
Tout aparsoy, l'ame d'Amour ateinte!
Ores je croy, vu notre amour passee,
Qu'impossible est, que tu m'aies laissee:
Et de nouvel ta foy je me fiance,
Et plus qu'humeine estime ta constance.
Tu es, peut estre, en chemin inconnu
Outre ton gré malade retenu.
Je croy que non: car tant suis coutumiere
De faire aus Dieus pour ta santé priere,
Que plus cruels que tigres ils seroient,
Quand maladie ils te prochasseroient:
Bien que ta fole et volage inconstance
Meriteroit avoir quelque soufrance.
Telle est ma foy, qu'elle pourra sufire
A te garder d'avoir mal et martire.
Celui qui tient au haut Ciel son Empire
Ne me sauroit, ce me semble, desdire:
Mais quand mes pleurs et larmes entendroit
Pour toy prians, son ire il retiendroit.
J'ay de tout tems vescu en son service,
Sans me sentir coulpable d'autre vice
Que de t'avoir bien souvent en son lieu
Damour forcé, adoré comme Dieu.
Desja deus fois depuis le promis terme,
De ton retour, Phebe ses cornes ferme,
Sans que de bonne ou mauvaise fortune
De toy, Ami, j'aye nouvelle aucune.
Si toutefois pour estre enamouré
En autre lieu, tu as tant demeuré,
Si say je bien que t'amie nouvelle
A peine aura le renom d'estre telle,
Soit en beauté, vertu, grace et faconde,
Comme plusieurs gens savans par le monde
M'ont fait à tort, ce croy je, estre estimee.
Mais qui pourra garder la renommee?
Non seulement en France suis flatee,
Et beaucoup plus, que ne veus, exaltee.
La terre aussi que Calpe et Pyrenee
Avec la mer tiennent environnee,
Du large Rhin les roulantes areines,
Le beau païs auquel or'te promeines,
Ont entendu (tu me l'as fait à croire)
Que gens d'esprit me donnent quelque gloire.
Goute le bien que tant d'hommes desirent:
Demeure au but ou tant d'autres aspirent:
Et croy qu'ailleurs n'en auras une telle.
Je ne dy pas qu'elle ne soit plus belle:
Mais que jamais femme ne t'aymera,
Ne plus que moy d'honneur te portera.
Maints grans Signeurs à mon amour pretendent,
Et à me plaire et servir prets se rendent,
Joutes et jeus, maintes belles devises
En ma faveur sont par eus entreprises:
Et neanmoins, tant peu je m'en soucie,
Que seulement ne les en remercie:
Tu es tout seul, tout mon mal et mon bien:
Avec toy tout, et sans toy je n'ay rien:
Et n'ayant rien qui plaise à ma pensee,
De tout plaisir me treuve delaissee,
Et pour plaisir ennui saisir me vient.
Le regretter et plorer me convient,
Et sur ce point entre en tel desconfort,
Que mile fois je souhaite la mort.
Ainsi, Ami, ton absence lointeine
Depuis deus mois me tient en cette peine,
Ne vivant pas, mais mourant d'une Amour
Lequel m'occit dix mile fois le jour.
Revien donq tot, si tu as quelque envie
De me revoir encor' un coup en vie.
Et si la mort avant ton arrivee
Ha de mon corps l'aymante ame privee,
Au moins un jour vien, habillé de dueil,
Environner le tour de mon cercueil.
Que plust à Dieu que lors fussent trouvez
Ces quatre vers en blanc marbre engravez.

PAR TOY, AMI, TANT, VESQUI ENFLAMMEE,
QU'EN LANGUISSANT PAR FEU SUIS CONSUMEE,
QUI COUVE ENCOR SOUS MA CENDRE EMBRAZEE
SI NE LE RENS DE TES PLEURS APAIZEE.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Miér 26 Dic 2018, 06:56

POESÍA MÍSTICO RELIGIOSA FRANCESA

SIGLO XVI

LOUISE LABÉ

ELEGIE III

Quand vous lirez, ô Dames Lionnoises,
Ces miens escrits pleins d'amoureuses noises,
Quand mes regrets, ennuis, despits et larmes
M'orrez chanter en pitoyables carmes,
Ne veuillez pas condamner ma simplesse,
Et jeune erreur de ma folle jeunesse,
Si c'est erreur: mais qui dessous les Cieus
Se peut vanter de n'estre vicieus?
L'un n'est content de sa sorte de vie,
Et tousjours porte à ses voisins envie:
L'un, forcenant de voir la paix en terre,
Par tous moyens tache y mettre la guerre
L'autre, croyant povreté estre vice,
A autre Dieu qu'or, ne fait sacrifice:
L'autre sa foy parjure il emploira
A decevoir quelcun qui le croira:
L'un en mentant de sa langue lezarde,
Mile brocars sur l'un et l'autre darde:
Je ne suis point sous ces planettes nee,
Qui m'ussent pù tant faire infortunee.
Onques ne fut mon oeil marri, de voir
Chez mon voisin mieus que chez moy pleuvoir.
Onq ne mis noise ou discord entre amis:
A faire gain jamais ne me soumis.
Mentir, tromper, et abuser autrui,
Tant m'a desplu, que mesdire de lui.
Mais si en moy rien y ha d'imparfait,
Qu'on blame Amour: c'est lui seul qui l'a fait.
Sur mon verd aage en ses laqs il me prit,
Lors qu'exerçoi mon corps et mon esprit
En mile et mile euvres ingenieuses,
Qu'en peu de tems me rendit ennuieuses.
Pour bien savoir avec l'esguille peindre
J'eusse entrepris la renommee esteindre
De celle là, qui plus docte que sage,
Avec Pallas comparoit son ouvrage.
Qui m'ust vù lors en armes fiere aller,
Porter la lance et bois faire voler,
Le devoir faire en l'estour furieus,
Piquer, volter le cheval glorieus,
Pour Bradamante, ou la haute Marphise,
Seur de Roger, il m'ust, possible, prise.
Mais quoy? Amour ne peut longuement voir
Mon coeur n'aymant que Mars et le savoir:
Et me voulant donner autre souci,
En souriant, il me disoit ainsi:
«Tu penses donq, ô Lionnoise Dame,
Pouvoir fuir par ce moyen ma flame:
Mais non feras, j'ay subjugué les Dieus
Es bas Enfers, en la Mer et es Cieus.
Et penses tu que n'aye tel pouvoir
Sur les humeins, de leur faire savoir
Qu'il n'y ha rien qui de ma main eschape?
Plus fort se pense et plus tot je le frape.
De me blamer quelque fois tu n'as honte,
En te fiant en Mars, dont tu fais conte:
Mais meintenant, voy si pour persister
En le suivant me pourras resister. »
Ainsi parloit, et tout eschaufé d'ire
Hors de sa trousse une sagette il tire,
Et decochant de son extreme force,
Droit la tira contre ma tendre escorce:
Foible harnois, pour bien couvrir le coeur,
Contre l'Archer qui tousjours est vainqueur.
La bresche faite, entre Amour en la place,
Dont le repos premierement il chasse:
Et de travail qui me donne sans cesse,
Boire, manger, et dormir ne me laisse.
Il ne me chaut de soleil ne d'ombrage:
Je n'ay qu'Amour et feu en mon courage,
Qui me desguise, et fait autre paroitre,
Tant que ne peu moymesme me connoitre.
Je n'avois vù encore seize Hivers,
Lors que j'entray en ces ennuis divers:
Et jà voici le treizième Esté
Que mon coeur fut par amour arresté.
Le tems met fin aus hautes Pyramides,
Le tems met fin aus fonteines humides:
Il ne pardonne aus braves Colisees,
Il met à fin les viles plus prisees,
Finir aussi il ha acoutumé
Le feu d'Amour tant soit il allumé:
Mais, las! en moy il semble qu'il augmente
Avec le tems, et que plus me tourmente.
Paris ayma OEnone ardamment,
Mais son amour ne dura longuement:
Medee fut aymee de Jason,
Qui tot apres la mit hors sa maison.
Si meritoient elles estre estimees,
Et pour aymer leurs amis, estre aymees.
S'estant aymé on peut Amour laisser
N'est il raison, ne l'estant, se lasser?
N'est il raison te prier de permettre,
Amour, que puisse à mes tourmens fin mettre?
Ne permets point que de Mort face espreuve,
Et plus que toy pitoyable la treuve:
Mais si tu veus que j'ayme jusqu'au bout,
Fay que celui que j'estime mon tout,
Qui seul me peut faire plorer et rire,
Et pour lequel si souvent je soupire,
Sente en ses os, en son sang, en son ame,
Ou plus ardente, ou bien egale flame.
Alors ton faix plus aisé me sera,
Quand avec moy quelcun le portera.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Miér 26 Dic 2018, 07:09

POESÍA MÍSTICO RELIGIOSA FRANCESA

SIGLO XVI

LOUISE LABÉ

Hemos terminado con la autora: toda su obra conocida: 24 sonetos y tres elegías. Todo en francés y algunos sonetos traducidos. Para que un autor como RAINER MARÍA RILKE la tradujera al alemán, la poeta - enigmática?- debía tener una calidad fuera de lo común. Así nos lo parece a nosotros. Su dominio del Soneto es absoluto - también Rilke tenía ese dominio: SONETOS A ORFEO-; y el tema amoroso, que destaca en su poesía es avanzado para el siglo XVI.
Sé suficiente francés como para, con ayuda de un diccionario, enterarme de su poesía... Pero traducirla, soneto a soneto y Elegías me llevaría mucho tiempo, y sería un castigo excesivo para mi vista.

Pasaré, en cuanto pueda a otro autor: JEAN LEMAIRE DE BELGES. ( Ni que decir tiene, que uso fuentes diferentes. Pero estamos haciendo un recorrido por la POESÍA FRANCESA GENERAL, BASTANTE AMPLIO. Espero que quedéis satisfecho con el mismo.

Gracias.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 01:18

POESÍA MÍSTICO RELIGIOSA FRANCESA

SIGLO XVI

JEAN LEMAIRE DE BELGES (Wikipedia)

Jean Lemaire (1473-1524) fue un poeta y cronista en francés. Se hizo llamar Jean Lemaire de Belges en honor al rey galo Belgius, supuesto fundador de Bavay.
Índice


- Su vida

Se desconoce el lugar exacto de su nacimiento, pues se duda entre Bavay (lugar en el que un colegio lleva su nombre), Hargnies o Belges, una aldea del Henao.

Discípulo de Crétin y Molinet era sobrino del cronista y poeta Jean Molinet. Ambos se vieron envueltos en una célebre discusión desarrollada en esa época en Francia: la "gran querella de los Retóricos" y fueron tratados despectivamente como Grandes Retóricos.

Estudia en Valenciennes junto a su tío Jean Molinet. Tras una brillante educación (hablaba varias lenguas), pasó en 1498, al servicio del duque Pedro II de Borbón como contable. En 1503 y con motivo de la muerte de su protector escribe el primero de sus poemas, el Templo de Honor y Virtud, panegírico dirigido a la viuda del duque, Anne de Beaujeu. Ese mismo año escribe el Llanto del deseado en el que lamenta la muerte de Luis de Luxemburgo-Ligny. Prosigue su carrera como poeta tras la muerte de Filiberto II de Saboya en 1504.

Ese mismo año se vincula a la casa de Margarita de Austria, gobernadora de los Países Bajos, de la que su tío era bibliotecario. Escribió en su honor sus libros de lamentos por la muerte del rey de España, Felipe el Hermoso, hermano de Margarita, y sus dos epístolas del amante verte (referencia al loro favorito de Margarita).

Al morir su tío Molinet heredó su cargo de bibliotecario y pasó a ser en 1508 indiciairio de la Casa de Borgoña e historiador de Margarita. En ese momento inició su obra titulada La ilustración de las Galias cuya primera parte apareció en 1509 y la secgunda tres años después.

Al establecerse en Francia, el rey Luis XII le ofreció en 1513 el puesto de historiador real y le encargó diversas misiones en Italia y escribió en favor del rey de Francia contra el papa Julio II. Al morir Luis XII, perdió su puesto de historiador y al ser rechazado por la Iglesia se vio sumido en la miseria.

- Obras

Templo de Honor y Virtud, escrito en 1503 con motivo de la muerte del duque de Borbón en octubre de 1503.
El llanto del desado, dos meses después para el conde de Ligny (1504).
La Corona Margarítica (1504, aunque publicado en 1549, en Lyon, tras ser redescubierto el manuscrito cerca de Mâcon), consagrado a Filiberto II de Saboya (muerto en 1504) y a su viuda, Margarita de Austria.
Primera Epístola del Amante verde (1505).
Lamentos de la dama desafortunada por el óbito de su muy querido hermano (1506), consagrado a Margarita de Austria.
Las Canciones de Namur (1507), celebrando una victoria de los campesinos borgoñones sobre caballeros franceses.
La Concordia del género humano, compuesto para festejar los tratados de Cambrai (diciembre de 1508) firmados durante las Guerras de Italia por una coalición que incluía al papa Julio II, a Maximiliano I y a Fernando el Católico, aliados contra Venecia.
La Leyenda de los Venecianos (1510), panfleto contra la República de Venecia en favor de Luis XII de Francia.
Las Epístolas del Amante verde (1510), epístolas amorosas heredadas de Ovidio (las Heroidas) de moda a principios del siglo XVI. Jean Lemaire supone que el loro de Margarita de Navarra, devorado por un perro de hecho se ha suicidado debido al amor desesperado que siente por su dueña.
El Tratado sobre la diferencia entre cismas y concilios (1511) violenta diatriba galicana tras el giro del papa contra Francia.
Su Ilustración de Galia y Singularidad de Troya aparece en 1511 (primer libro) y 1512 (libros segundo y tercero). Se trata de un retablo mítico en prosa basando en distintas leyendas y que pretende hacer un relato de la nación primero gala y luego francesa y demostrar el ascendiente troyano de los francos, teoría que entonces estaba muy de moda. Remontándose al Diluvio, trata de demostrar que los galos son descendientes directos de Noé y los responsables de la fundación de Troya. Por otra parte, los francos surgen en su opinión de Francus, hijo de Héctor, salvado de la muerte por Júpiter. Francus navegó desde Troya hasta Galia para fundar una ciudad llamada París, en memoria de su tío, el raptor de Helena. Esta leyenda contada en la Crónica de pseudo-Fredegario que data del Siglo VII será retomada más adelante por Pierre de Ronsard en La Francíada en 1572. Es su obra más importante.
El Prontuario de los concilios de la Iglesia católica (1512).
Cuento de Cupido y Atropos (1512), relato moralizante en verso sobre el llamado por él mal de Nápoles, la sífilis, que los franceses decían haber traído por las Guerras de Italia.
Tratado de la Concordia entre las dos lenguas. Este ensayo de filología en verso y prosa anuncia los trabajos de los humanistas del Siglo XVI. Trata de la rivalidad entre las lenguas francesa e italiana, en un texto compuesto por una parte por tercetos italianos y por otra con alejandrinos franceses con el objetivo de contribuir a un buen entendimiento entre las dos lenguas.

- Posteridad

Clément Marot imitará su Templo de Venus en La Concordia de las dos lenguas
Joachim du Bellay le rendirá el homenaje de La Pléyade
Guillaume Crétin lo llamó "monarca de la retórica francesa".

Puede relacionarse con los grandes retóricos, pero también anticipa en cierta medida el humanismo de La Pléyade debido a su gusto por la Antigüedad clásica, su preocupación por el ritmo y por la elección del vocabulario.

- Fuentes

Marcel Francon. La concorde des deux langages par Jean Lemaire de Belges in Modern Language Notes, Vol. 64, No. 4 (Abril de 1949), pp. 280-282.
Jean Frappier. Les épîtres de l'amant vert par Jean Lemaire de Belges.

Droz ed. Paris. 1947.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 01:33

POESÍA MÍSTICO RELIGIOSA FRANCESA

SIGLO XVI

JEAN LEMAIRE DE BELGES

CHANSON DE GALATHÉE (*)

Arbres feuillus, revêtus de verdure,
Quand l'hiver dure on vous voit désolés,
Mais maintenant aucun de vous n'endure
Nulle laidure, ains vous donne nature
Riche peinture et fleurons à tous lez,
Ne vous branlez, ne tremblez, ne croulez,
Soyez mêlés de joie et flourissance :
Zéphire est sus donnant aux fleurs issance.

Gentes bergerettes,
Parlant d'amourettes
Dessous les coudrettes
Jeunes et tendrettes,
Cueillent fleurs jolies :
Framboises, mûrettes,
Pommes et poirettes
Rondes et durettes,
Fleurons et fleurettes
Sans mélancolie.

Sur les préaux de sinople vêtus
Et d'or battu autour des entellettes
De sept couleurs selon les sept vertus
Seront vêtus. Et de joncs non tordus,
Droits et pointus, feront sept corbeillettes ;
Violettes, au nombre des planètes,
Fort honnêtes mettront en rondelet,
Pour faire à Pan un joli chapelet.

Là viendront dryades
Et hamadryades,
Faisant sous feuillades
Ris et réveillades
Avec autres fées.
Là feront naïades
Et les Oréades,
Dessus les herbades,
Aubades, gambades,
De joie échauffées.

Quand Aurora, la princesse des fleurs,
Rend la couleur aux boutonceaux barbus,
La nuit s'enfuit avecques ses douleurs ;
Ainsi font pleurs, tristesses et malheurs,
Et sont valeurs en vigueur sans abus,
Des prés herbus et des nobles vergiers
Qui sont à Pan et à ses bergiers.

Chouettes s'enfuient,
Couleuvres s'étuient,
Cruels loups s'enfuient,
Pastoureaux les huient
Et Pan les poursuit.
Les oiselets bruyent,
Les cerfs aux bois ruyent
Les champs s'enjolient,
Tous éléments rient
Quand Aurora luit.

(*) Aunque sospecho que debe haber más, sólo he encontrado este poema, por lo que paso a otro autor.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 01:39

POESÍA MÍSTICO RELIGIOSA FRANCESA

SIGLO XVI

OLIVIER DE MAGNY (Wikipedia)

Olivier de Magny (1529 - 1561) fue un poeta francés.

- Vida

Nace en el seno de una rica familia burguesa de Cahors. Su madre era una apasionada de las letras y su padre trabajaba de magistrado.

Sus estudios se desarrollaron en la Universidad de Cahors, pero en 1547 se marcha a París, en donde obtiene gracias a la influencia de su madre una recomendación del obispo de Cahors para el poeta Hugues Salel, del que llegará a ser secretario. En este entorno, en el que también se movían Ronsard y Du Bellay se inicia en la poesía. Cuando Salel muere, Olivier de Magny pasa al servicio de Jean de Saint Marcel, con quién en 1555 viajará a Italia, en concreto a Roma. A su regreso pasa a ser secretario del rey Enrique II.

Considerado poeta menor, rebuscado y manierista, trabajó con distinta fortuna en varios géneros, e incluso teorizó sobre la poesía, aunque lo más característico de su obra son los sonetos. Olivier de Magny ejemplifica en cierto modo los rasgos más característicos de la poesía renacentista francesa.

Sus relaciones con la poetisa Louise Labé, perteneciente a la llamada Escuela Lionesa, aunque reales, son difíciles de cuantificar. Se conocieron cuando Magny pasó por Lyon de camino a Roma (Italia). De hecho, lo único seguro es que Olivier de Magny participó en la obra colectiva Escritos de diversos poetas en loor a Louize Labé con tres poemas. También hay algunos textos cuya atribución (a Magny o a Labé) se discute.

A su muerte es enterrado en su ciudad natal, Cahors, en lo que fue la iglesia de la Dorada.
Obras

Los Amores (Les Amours), 1553.
Las Alegrías (Les Gayetez), 1554.
Los Suspiros (Les soupirs), 1557.
Las Odas (Les Odes), 1559.
Sonetos (Sonnets), 1560.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 01:41

POESÍA MÍSTICO RELIGIOSA FRANCESA

SIGLO XVI

OLIVIER DE MAGNY

A SA DEMEURE DES CHAMPS

Petit jardin, petite plaine
Petit bois, petite fontaine,
Et petits coteaux d'alentour,
Qui voyez mon être si libre,
Combien serais-je heureux de vivre,
Et mourir en votre séjour !

Bien que vos fleurs, vos blés, vos arbres,
Et vos eaux ne soient près des marbres,
Ni des palais audacieux,
Tel plaisir pourtant j'y retire
Que mon heur, si je l'ose dire,
Je ne voudrais quitter aux dieux :

Car ou soit qu'un livre je tienne,
Ou qu'en rêvant je me souvienne
Des yeux qui m'enflamment le sein,
Ou qu'en chantant je me promène,
Toute sorte de dure peine
Et d'ennui me laisse soudain.

Toutes fois il faut que je parte,
Et faut qu'en partant je m'écarte
De vos solitaires détours,
Pour aller en pays étrange
Sous l'espoir de quelque louange
Mâlement travailler mes jours.

Ô chaste vierge Délienne,
De ces montagnes gardienne,
Si j'ai toujours paré ton dos
D'arc, de carquois et de sagettes,
Couronnant ton chef de fleurettes
Et sonnant sans cesse ton los :

Fais que longtemps je ne séjourne,
Ainçois que bien tôt je retourne,
En ces lieux à toi dédiés,
Revoir de tes nymphes la bande,
Afin qu'en ces autels j'appende
Mille autres hymnes à tes pieds.

Mais soit qu'encore je revienne
Ou que bien loin on me retienne,
Il me ressouviendra toujours
De ce jardin, de cette plaine,
De ce bois, de cette fontaine
Et de ces coteaux d'alentour.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 01:48

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SIGLO XVI

OLIVIER DE MAGNY

SONNET À MESME

Ce que j'aime au printemps, je te veux dire, Mesme ;

J'aime à fleurer la rose, et l'oeillet, et le thym,

J'aime à faire des vers, et me lever matin

Pour, au chant des oiseaux, chanter celle que j'aime.



En été, dans un val, quand le chaud est extrême

J'aime à baiser sa bouche et toucher son tétin

Et sans faire autre effet, faire un petit festin

Non de chair, mais de fruit, de fraises et de cresme.



Quand l'automne s'approche et le froid vient vers nous

J'aime avec la chastaigne avoir de bon vin doux

Et assis près du feu, faire une chère lye.(1)



En hiver, je ne puis sortir de la maison,

Si n'est au soir, masqué ; mais, en cette saison,

J'aime fort à coucher dans les bras de ma mie.



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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 01:51

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SIGLO XVI

OLIVIER DE MAGNY

TANDIS QUE JE ME PLAINS, ...

Tandis que je me plains, à l'ombre de ces bois,
De celle qui detient ma franchise egarée,
J'entens le rossignol se plaignant de Terée,
Qui son ramage accorde aux accens de ma voix.

Tous deux diversement nous plaignons toutesfois :
Luy, de vengence ayant toute l'ame alterée,
Moy, au contraire ayant la mienne enamourée
D'une pour qui cent morts en vivant je reçois.

Bien est vrai qu'en trois mois sa complainte s'acheve,
Mais la mienne jamais ne prend ne fin ne tresve,
Ainçois dure tout l'an constante en mes travaulx

Puis donc que mon tourment à nul autre s'egalle,
Finissé-je mes jours, pour finir tant de maulx,
Chantant jusqu'à la mort comme fait la cigalle.



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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 01:54

POESÍA MÍSTICO RELIGIOSA FRANCESA

SIGLO XVI

OLIVIER DE MAGNY

DE L´ABSENCE DE S´AMIE

Après que sur le bord du Rhône,
Et que sur celui de la Saône
J'ai plaint longuement ma douleur,
Je viens aux rivages d'Isère,
Rempli d'amoureuse chaleur,
Lamenter ma vieille misère
S'empirant d'un nouveau malheur.

Car plus en moi-même je pense
D'amoindrir mon mal par l'absence,
Ou par l'éloignement des lieux,
Et plus il croit dedans mon âme,
Pour ne voir plus les deux beaux yeux,
Ni les beaux cheveux de ma dame,
Qui peuvent captiver les Dieux.

L'amour me fait haïr moi-même,
Le bien me fait un mal extrême,
Et le feu trop chaud me pâlit,
Le repos, hélas ! me travaille,
Le veiller m'est somme, et le lit
M'est un camp de dure bataille,
Où vivant on m'ensevelit.

Le pleurer me plaît, et le rire
M'apprête un contraire martyre,
Le repos m'est venin et fiel,
Au lieu de paix j'ai toujours guerre,
Je vois sans yeux, et vole au ciel
Sans jamais départir de terre,
Où jeune je semble être vieil.

J'espère et crains d'un seul courage,
Mon profit m'apporte dommage,
Et le jour le plus serein qui luit
Ne m'est que ténèbre mortelle,
Bref, j'ai sans fin soit jour ou nuit
D'un vieil désir peine nouvelle,
En suivant celle qui me fuit.

Ô beaux yeux bruns de ma maîtresse,
Ô bouche, ô front, sourcil, et tresse,
Ô ris, ô port, ô chant et voix,
Et vous, ô grâces que j'adore!
Pourrai-je bien quelque autrefois
Vous voir et vous ouïr encore
Comme je fis en l'autre mois ?

Rivages, monts, arbres et plaines,
Rivières, rochers et fontaines,
Antres, forêts, herbes et prés,
Voisins du séjour de la belle,
Et vous petits jardins secrets,
Je me meurs pour l'absence d'elle,
Et vous vous égayez auprès.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 01:58

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SIGLO XVI

OLIVIER DE MAGNY

SONNET VII

Gordes (1), que ferons-nous ? Aurons-nous point la paix ?

Aurons-nous point la paix quelquefois sur la terre ?

Sur la terre aurons-nous si longuement la guerre,

La guerre qui au peuple est un si pesant faix ?





Je ne vois que soudards, que chevaux et harnois,

Je n'ois que deviser d'entreprendre et conquerre,

Je n'ois plus que clairons, que tumulte et tonnerre

Et rien que rage et sang je n'entends et ne vois.





Les princes aujourd'hui se jouent de nos vies,

Et quand elles nous sont après les biens ravies

Ils n'ont pouvoir ni soin de nous les retourner.





Malheureux sommes-nous de vivre en un tel âge,

Qui nous laissons ainsi de maux environner,

La coulpe* vient d'autrui, mais nôtre est le dommage * faute





(1) Le baron de Gordes était Lieutenant Général du Dauphiné, pendant les Guerres de Religion



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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 02:02

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SIGLO XVI

OLIVIER DE MAGNY

LA CASTIANIRE

D'or barbarin et d'argent de copelle,

D'aniz, d'oeilletz, de roses et de lys,

Et de boutons avecq' l'aube cueillis,

J'ay façonné ceste couronne belle,



Pour en orner, d'une forme nouvelle,

Le sacré chef de l'autheur que tu lis,

Qui tellement a mes yeux embellis

Que, luy mourant, j'en suis faite immortelle.



Et toutesfois, si tu trouves plus beau

Le verd laurier pour luy faire un chapeau,

Compasse l'en et luy couvre la teste :



Il me suffit d'avoir part en son cueur,

Et de le voir ainsy de moy vainqueur

Comme de luy je fis ample conqueste.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 07:49

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SIGLO XVI

OLIVIER DE MAGNY

Je cherche paix ...
Je cherche paix, et ne trouve que guerre,
Ores j'ay peur, ores je ne crains rien,
Tantost du mal et tantost j'ay du bien,
Je vole au ciel et ne bouge de terre.

Au cueur doubteux l'espérance j'enserre,
Puis tout à coup je luy romps le lyen,
Je suis à moy et ne puis estre mien,
Suyvant sans fin qui me fuyt et m'enferre.

Je voy sans yeux, je cours sans desplacer,
Libre je suis et me sens enlacer
D'un poil si beau que l'or mesme il egale.

J'englace au feu, je brusle dedans l'eau,
Je riz en pleurs et ronge mon cerveau,
Chantant tousjours comme fait la cigalle.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 08:00

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SIGLO XVI

FRANÇOIS DE MALHERBE (Wikipedia)



François de Malherbe (Caen, 1555 - París, 16 de octubre de 1628) fue un poeta, crítico y traductor francés.

- BIOGRAFÍA

François de Malherbe.

Nació en Caen, su familia tenía cierta posición social. El poeta fue el hijo mayor de François de Malherbe, Consejero del Rey en la magistratura de Caen. Fue educado en Caen, París, Heidelberg y Basilea. A los veintiún años, en Provenza, sirvió como secretario al príncipe Henri d'Angoulême, hijo natural de Enrique II de Francia. Allí se casó en 1581. Al parecer, escribió algunos versos en este período, pero, a juzgar por una cita de Tallemant des Réaux, debieron ser muy malos.

Su empleador falleció mientras él estaba en una visita a su provincia natal, y durante algún tiempo no tuvo un empleo en particular, aunque por algunos versos de encargo obtuvo una considerable recompensa en dinero de Enrique III de Francia. Se casó con la hija de un Presidente del Parlamento. En este período, Malherbe vivía entre Provenza y Normandía, y se sabe muy poco de su vida. Sus Lágrimas de San Pedro, aparecieron en 1587.

En 1600, presentó a María de Médicis una oda de bienvenida, el primero de sus poemas de mérito. Pero transcurrieron cuatro o cinco años más antes que su suerte cambiara. Su compatriota, el Cardenal Du Perron lo presentó ante Enrique IV de Francia y aunque al principio no mostró un gran interés por el poeta, contento con el Plegaria por el ret que viaja al Lemosín lo convocó a la corte, en la que fue el poeta oficial durante el resto del reinado, durante la regencia de María de Médicis y hasta su muerte bajo el reinado de Luis XIII. Se dice que la pensión que se le prometió no fue pagada hasta el siguiente reinado. Su padre murió en 1606 y heredó.

A partir de entonces, vivió en la corte, junto con su mujer pero viéndose sólo ocasionalmente. Como poeta oficial, celebra los acontecimientos políticos y al cardenal Richelieu. Se rodea de discípulos fieles, como Racan y Mainard y se convierte en el guardián de la pureza del lenguaje poético. Su vejez se vio entristecida por un gran infortunio. Su hijo, Marc-Antoine, murió en un duelo en 1626. Malherbe acudió al asedio de La Rochelle para pedir justicia al rey Luis XIII, pero no consiguió que se castigara a los culpables y murió poco después en París.

François murió en París el 16 de octubre de 1628 a la edad de setenta y tres años.

- El teórico

Independientemente del valor de su obra literaria, en la que hay obras de mérito, la mayor relevancia de Malherbe está en su faceta de teorizador. Cabe destacar que fue, junto a Claude Favre Vaugelas y la Academia Francesa, uno de los abanderados en el proceso dedicado a imponer en Francia el francés hablado por la nobleza en detrimento de las variantes populares. En sus ataques hacia los excesos ni siquiera se librará su obra de juventud, las Lágrimas de San Pedro. Desde su postura filosófica purista, atacará a los seguidores del italiano Marin, como también a todas las lenguas extranjeras y más, a todas las variantes provinciales del francés, defendiendo únicamente la lengua <> que se escribía en su entorno social.

En su producción literaria evolucionará desde la exuberancia barroca hacia una sobriedad clásica. Lo más importante para este escritor fue la técnica, no la inspiración. La escuela de Malherbe llevó a la poesía francesa a unos extremos de gran depuración técnica, pero a veces escasa de genialidad y sentimiento. Malherbe no redactó ningún tratado poético, se puede recopilar su ideario de las correcciones de la obra de Desportes. Según él, la poesía debe basarse en la contención y la claridad. El rigor y la armonía son para él más adecuadas para la poesía que los excesos verbales. Es valioso destacar que esta postura se corresponde con el contexto político en el cual vivió y la posición social que representaba en ese contexto. Por otro lado, es prescriptivo e intransigente, y tuvo un gran seguimiento por una parte de los literatos.

El teórico Boileau, glosa la figura de Malherbe como la de un regenerador de una poesía perdida en excesos, en los versos de su Arte Poética de 1674:

Y llegó Malherbe, el primero en Francia
que hizo versos de perfecta cadencia.



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Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 08:04

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SIGLO XVI

FRANÇOIS DE MALHERBE

VERS FUNÉBRES SUR LA MORT DE HENRI LE GRAND

Enfin l'ire du ciel et sa fatale envie,
Dont j'avais repoussé tant d'injustes efforts,
Ont détruit ma fortune, et, sans m'ôter la vie,
M'ont mis entre les morts.

Henri, ce grand Henri, que les soins de nature
Avaient fait un miracle aux yeux de l'univers
Comme un homme vulgaire est dans la sépulture
A la merci des vers !

Belle âme, beau patron des célestes ouvrages,
Qui fus de mon espoir l'infaillible recours,
Quelle nuit fut pareille aux funestes ombrages
Où tu laisses mes jours !

C'est bien à tout le monde une commune plaie,
Et le malheur que j'ai, chacun l'estime sien ;
Mais en quel autre coeur est la douleur si vraie
Comme elle est dans le mien ?...


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Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 08:15

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SIGLO XVI

FRANÇOIS DE MALHERBE

SUR LE MARIAGE DU ROI ET DE LA REINE

Mopse, entre les devins l'Apollon de cet âge
Avait toujours fait espérer
Qu'un soleil qui naîtrait sur les rives du Tage,
En la terre du lis nous viendrait éclairer.

Cette prédiction semblait une aventure
Contre le sens et le discours,
N'étant pas convenable aux règles de nature
Qu'un soleil se levât où se couchent les jours.

Anne qui de Madrid fut l'unique miracle,
Maintenant l'aise de nos yeux,
Au sein de notre Mars satisfait à l'oracle,
Et dégage envers nous la promesse des cieux.

Bien est-elle un soleil : et ses yeux adorables,
Déjà vus de tout l'horizon
Font croire que nos maux seront maux incurables,
Si d'un si beau remède ils n'ont leur guérison.

Quoi que l'esprit y cherche il n'y voit que des chaînes
Qui le captivent à ses lois :
Certes c'est à l'Espagne à produire des reines,
Comme c'est à la France à produire des rois.

Heureux couple d'amants, notre grande Marie
A pour vous combattu le sort :
Elle a forcé les vents, et dompté leur furie ;
C'est à vous de goûter les délices du port.

Goûtez-le, beaux esprits, et donnez connaissance,
En l'excès de votre plaisir,
Qu'à des coeurs bien touchés tarder la jouissance,
C'est infailliblement leur croître le désir.

Les fleurs de votre amour dignes de leur racine,
Montrent un grand commencement,
Mais il faut passer outre, et des fruits de Lucine,
Faire avoir à nos voeux leur accomplissement.

Réservez le repos à ces vieilles années
Par qui le sang est refroidi :
Tout le plaisir des jours est en leurs matinées :
La nuit est déjà proche à qui passe midi.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 08:19

POESÍA MÍSTICO RELIGIOSA FRANCESA

SIGLO XVI

FRANÇOIS DE MALHERBE

SUR LA MORT D´UN GENTILHOMME QUI FUT ASSASINÉ

Belle âme, aux beaux travaux sans repos adonnée,
Si parmi tant de gloire et de contentement
Rien te fâche là-bas, c'est l'ennui seulement
Qu'un indigne trépas ait clos ta destinée.

Tu penses que d'Yvry la fatale journée,
Où ta belle vertu parut si clairement,
Avecque plus d'honneur et plus heureusement
Aurait de tes beaux jours la carrière bornée.

Toutefois, bel esprit, console ta douleur ;
Il faut par la raison adoucir le malheur,
Et telle qu'elle vient prendre son aventure.

Il ne se fit jamais un acte si cruel ;
Mais c'est un témoignage à la race future,
Qu'on ne t'aurait su vaincre en un juste duel.


Última edición por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 08:31, editado 1 vez


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 08:26

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SIGLO XVI

FRANÇOIS DE MALHERBE


LES LARMES DE SAINT PIERRE ( Las lágrimas de San Pedro)



Ce miracle d'amour, ce courage invincible,
Qui n'espérait jamais une chose possible,
Que rien finit sa foi que le même trépas,
De vaillant fait couard, de fidèle fait traître,
Aux portes de la peur abandonne son maître,
Et jure impudemment qu'il ne le connaît pas.



À peine la parole avait quitté sa bouche,
Qu'un regret aussi prompt en son âme le touche :
Et mesurant sa faute à la peine d'autrui,
Voulant faire beaucoup, il ne peut davantage
Que soupirer tout bas, et se mettre au visage
Sur le feu de sa honte une cendre d'ennui.



Les arcs qui de plus près sa poitrine joignirent,
Les traits qui plus avant dans le sein l'atteignirent,
Ce fut quand du
Sauveur il se vit regardé :
Les yeux furent les arcs, les œillades les flèches
Qui percèrent son âme, et remplirent de brèches
Le rempart qu'il avait si lâchement gardé.



Cet assaut comparable à l'éclat d'une foudre,
Pousse et jette d'un coup ses défenses en poudre,
Ne laissant rien chez lui, que le même penser
D'un homme qui tout nu de glaive et de courage,
Voit de ses ennemis la menace et la rage
Qui le fer en la main le viennent offenser.



Ces beaux yeux souverains qui traversent la terre,
Mieux que les yeux mortels ne traversent le verre,
Et qui n'ont rien de clos à leur juste courroux,
Entrent victorieux en son âme étonnée,
Comme dans une place au pillage donnée,
Et lui font recevoir plus de morts que de coups.



La mer a dans le sein moins de vagues courantes,
Qu'il n'a dans le cerveau de formes différentes :
Et n'a rien toutefois qui le mette en repos.
Car aux flots de la peur sa navire qui tremble
Ne trouve point de port, et toujours il lui semble
Que des yeux de son maître il entend ce propos :



«
Eh bien, où maintenant est ce brave langage ?
Cette roche de foi? cet acier de courage?
Qu'est le feu de ton zèle au besoin devenu ?
Où sont tant de serments qui juraient une fable?
Comme tu fus menteur, suis-je pas véritable ?
Et que t'ai-je promis qui ne soit advenu? »



En ces propos mourants ses complaintes se meurent,
Mais vivantes sans fin ses angoisses demeurent,
Pour le faire en langueur à jamais consumer;
Tandiss la nuit s'en va, ses chandelles s'éteignent,
Et déjà devant lui les campagnes se peignent
Du safran que le jour apporte de la mer.



L'Aurore d'une main en sortant de ses portes
Tient un vase de fleurs languissantes et mortes;
Elle verse de l'autre une cruche de pleurs,
Et d'un voile tissu de vapeur et d'orage
Couvrant ses cheveux d'or découvre en son visage
Tout ce qu'une âme sent de cruelles douleurs.



Le
Soleil qui dédaigne une telle carrière,
Puisqu'il faut qu'il déloge, éloigne sa barrière,
Mais comme un criminel qui chemine au trépas,
Montrant que dans le cœur ce voyage le fâche,
Il marche lentement, et désire qu'on sache
Que si ce n'était force il ne le ferait pas.



Ses yeux par un dépit en ce monde regardent;
Ses chevaux tantôt vont, et tantôt se retardent,
Eux-mêmes ignorants de la course qu'ils font;
Sa lumière pâlit, sa couronne se cache,
Aussi n'en veut-il pas, cependant qu'on attache À celui qui l'a fait des épines au front.



Au point accoutumé les oiseaux qui sommeillent,
Apprêtés à chanter, dans les bois se réveillent :
Mais voyant ce matin des autres différent,
Remplis d'étonnement, ils ne daignent paraître,
Et font à qui les voit ouvertement connaître
De leur peine secrète un regret apparent.



Le jour est déjà grand, et la honte plus claire

De l'apôtre ennuyé l'avertit de se taire,

Sa parole se lasse, et le quitte au besoin :

Il voit de tous côtés qu'il n'est vu de personne,

Toutefois le remords que son âme lui donne

Témoigne assez le mal qui n'a pas de témoin.



Aussi l'homme qui porte une âme belle et haute,
Quand seul en une part il a fait une faute,
S'il n'a de jugement son esprit dépourvu,
Il rougit de lui-même, et combien qu ' 'il ne sente
Rien que le ciel présent et la terre présente,
Pense qu'en se voyant tout le monde l'a vu.






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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 08:35

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SIGLO XVI

FRANÇOIS DE MALHERBE

POUR MONSEIGNEUR LE CARDINAL DE RICHELIU  


Peuples, Çà de l'encens ; peuples, çà des victimes
A ce grand cardinal grand chef-d'œuvre des cieux,
Qui n'a plus que la gloire, et n'est ambitieux
Que de faire mourir l'insolence des crimes.



A quoi sont employés tant de soins magnanimes
Où son esprit travaille et fait veiller ses yeux,
Qu'à tromper les complots de nos séditieux,
Et soumettre sa rage aux pouvoirs légitimes ?



Le mérite d'un homme, ou savant, ou guerrier,
Trouve sa récompense aux chapeaux de laurier,
Dont la vanité grecque a donné les exemples ;



Le sien, je l'ose dire, est si grand et si haut,
Que si, comme nos dieux, il n'a place en nos temples,
Tout ce qu'on lui peut faire est moins qu'il ne lui faut.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 08:42

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SIGLO XVI

FRANÇOIS DE MALHERBE

POUR MONSIEUR LE DAUPHIN ET MONSIEUR D´ORLEANS

Destins je le connais, vous avez arrêté
Qu'aux deux fils de mon roi se partage la terre,
Et qu'après le trépas ce miracle de guerre,
Soit encor adorable en sa postérité.

Leur courage aussi grand que leur prospérité,
Tous les fronts orgueilleux brisera comme verre :
Et qui de leurs combats attendra le tonnerre,
Aura le châtiment de sa témérité.

Le cercle imaginé qui de même intervalle,
Du nord et du midi les distances égale,
De pareille grandeur bornera leur pouvoir.

Mais étant fils d'un père où tant de gloire abonde,
Pardonnez-moi destins, quoi qu'ils puissent avoir,
Ce leur sera trop peu s'ils n'ont chacun un monde.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 08:46

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SIGLO XVI

FRANÇOIS DE MALHERBE

A LA REINE MÈRE DU ROI PENDANT SA RÉGENCE

Objet divin des âmes et des yeux,
Reine, le chef-d'oeuvre des cieux :
Quels doctes vers me feront avouer
Digne de te louer ?

Les monts fameux des vierges, que je sers
Ont-ils des fleurs en leurs déserts,
Qui s'efforçant d'embellir ta couleur,
Ne ternissent la leur ?

Le Thermodon a su seoir autrefois,
Des reines au trône des rois :
Mais que vit-il par qui soit débattu
Le prix à ta vertu ?

Certes nos lis, quoique bien cultivés,
Ne s'étaient jamais élevés
Au point heureux où les destins amis
Sous ta main les ont mis.

A leur odeur l'Anglais se relâchant,
Notre amitié va recherchant :
Et l'Espagnol, prodige merveilleux,
Cesse d'être orgueilleux.

De tous côtés nous regorgeons de biens :
Et qui voit l'aise où tu nous tiens,
De ce vieux siècle aux fables récité
Voit la félicité.

Quelque discord murmurant bassement
Nous fit peur au commencement :
Mais sans effet presque il s'évanouit,
Plutôt qu'on ne l'ouït.

Tu menaças l'orage paraissant :
Et tout soudain obéissant,
Il disparut comme flots courroucés,
Que Neptune a tancés.

Que puisses-tu, grand Soleil de nos jours,
Faire sans fin le même cours :
Le soin du Ciel te gardant aussi bien,
Que nous garde le tien.

Puisses-tu voir sous le bras de ton fils
Trébucher les murs de Memphis :
Et de Marseille au rivage de Tyr
Son empire aboutir.

Les voeux sont grands : mais avecque raison
Que ne peut l'ardente oraison :
Et sans flatter ne sers-tu pas les dieux,
Assez pour avoir mieux ?


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 08:53

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SIGLO XVI

FRANÇOIS DE MALHERBE

A MADAME LA PRINCESSE DOUAIRIÈRE, CHARLOTTE DE LA TRÉMOUILLE

Quoi donc, grande princesse, en la terre adorée,
Et que même le Ciel est contraint d'admirer,
Vous avez résolu de nous voir demeurer
En une obscurité d'éternelle durée ?

La flamme de vos yeux, dont la cour éclairée
A vos rares vertus ne peut rien préférer,
Ne se lasse donc point de nous désespérer,
Et d'abuser les voeux dont elle est désirée ?

Vous êtes en des lieux, où les champs toujours verts,
Pource qu'ils n'ont jamais que de tièdes hivers,
Semblent en apparence avoir quelque mérite.

Mais si c'est pour cela que vous causez nos pleurs,
Comment faites-vous cas de chose si petite,
Vous de qui chaque pas fait naître mille fleurs ?


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 09:19

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SIGLO XVI

CLEMENT MAROT (Wikipedia)

Clément Marot (Cahors, 1496 - Turín, 1544) fue un poeta francés del siglo XVI, protegido por el rey de Francia Francisco I.
- BIOGRAFÍA

Clément Marot nació en Cahors, de madre gascona y padre normando. Su padre, Jehan des Mares o des Marets, apodado Marot, era mercader y retórico. Componía versos y estos eran del agrado de Michelle de Saubonne, esposa del señor de Soubise, por lo que esta lo presentó a la reina Ana de Bretaña. Fue bien recibido y pronto se convirtió en uno de los poetas favoritos de Luis XII, al que acompañó a Italia.

Asistió al colegio en París y pasó como paje al servicio de Nicolas de Neufville, señor de Villeroy. Desde muy joven componía ya versos y en 1515 ofreció al nuevo rey Francisco I un libro de ellos titulado El templo de Cupido, hecho por Maese Clément Marot, factor de la reina. En 1517 o 1518, dirigió además al rey una Pequeña epístola. Este lo recomendó a su hermana Margarita, quien lo convirtió en secretario de su marido el duque de Alençon, al que acompañará en sus campañas.

Al morir el Duque en 1525, se vengó de una cierta Isabel de la que había andado enamorado publicando una Elegía primera para una dama y esta lo denunció por haber comido tocino durante la Cuaresma. Fue pues detenido acusado de herejía y conducido a la cárcel de Châtelet. Consiguió salir gracias a su amigo Lyon Jamet y al obispo de Chartres, Louis Guillard. Y para agradecérselo a su amigo compuso la Epístola a su amigo Lion; en esa misma época escribe su poema El Infierno.

En 1532 publicó una epístola dirigida al Rey, quien concedió una pensión de cien escudos de oro al que ya era sirviente suyo desde 1527. En 1533, publicó la traducción del Salmo VI, tras recuperarse de una terrible enfermedad y en 1541 publicó Treinta Salmos de David, que más adelante amplió a cincuenta. Las traducciones de Marot partían de la versión latina.

Tras el llamado Asunto de los pasquines en 1534, católicos y protestantes se enfrentan con violencia. Francisco I, tras algunas dudas, se decide por la represión. Clément Marot opta por alejarse de la corte y viaja primero a la corte de Nérac en Navarra y luego a la de Ferrara. Cuando se recrudece el conflicto religioso también en esta ciudad, se ve obligado a desplazarse a Venecia en 1536. Algunos meses más tarde, tras una humillante abjuración en Lyon, consigue el perdón del rey. Para darle las gracias, le escribe otra epístola. En 1542, Francisco I vuelve a perseguir a los luteranos y, a pesar de que no es buscado específicamente, se marcha de nuevo al exilio en Ginebra.

- SU OBRA

Poeta de muchos registros, más serio de lo que parece a primera vista, pero incapaz de acoplarse a la austeridad de Calvino, aún forma parte de la tradición medieval. La obra de Marot es muy abundante y el elegante chalaneo al que Boileau lo asocia en su Arte poético sólo es uno de sus aspectos. Al leer sus obras descubrimos que el poeta evoluciona desde la disciplina de los retóricos (Rhétoriqueurs), hacia un arte más personal que le acerca al humanismo.

- POETA CORTESANO

La moda a principios del Siglo XVI era la retórica. Esta es la primera influencia que, como poeta, recibe. Sin embargo, sin renegar nunca de sus maestros (Molinet, Crétin, Lemaire de Belges) se consigue liberar de esa moda y va poco a poco construyendo una personalísima poesía cortesana. Después de imitar claramente a Lemaire en su "Templo de Cupido" (1515 se trasladó a la corte, en la que se desenvolvía con habilidad, componiendo literatura ocasional y de circunstancias, frecuentemente por encargo de los poderosos.

Tras su encarcelamiento, en la epístola que le dedica a su amigo Lyon Jamet, consigue hallar la veta humorística en una situación desgraciada y promete (al igual que el ratón hace al león en la fábula de Esopo) devolverle el servicio, a pesar de su escaso poder. En la misma línea se dirige al propio rey solicitando su libertad, y pide perdón por no poder ir personalmente a solicitárselo. Se enamoró de una joven muy hermosa llamada Ximena que siempre tenía un aroma peculiar.

- POETA SATÍRICO

Porque efectivamente, Marot también practicó la sátira. Además de los ejemplos mencionados, nunca se apartó de la tradición medieval y relató historias de mujeres infieles, maridos engañados y monjes rijosos. Para estos poemas utilizó, siguiendo modelos latinos preferentemente el epigrama.

Su sátira más feroz fue sin duda "El Infierno", un largo poema de 500 versos, que debido a los conflictos religiosos Marot quiso que circulara de modo casi secreto, pero que se publicó en Amberes en 1539 y tres años después en Lyon, gracias al humanista Étienne Dolet. Como se podía prever, la obra ocasionó a Marot muchos problemas con la justicia.

Una de sus mejores obras satíricas fue la "Epístola de Frippelipes, criado de Marot, a Sargon", de 1537. Marot, que había sido atacado durante su primer exilio de 1535] en unos versos por Sargon, un poeta de escasa valía utiliza a un falso criado llamado Frippelipes para contestar. Eso le permite ser mucho más brusco en su estilo y no rebajarse a discutir con Sargon. La ignorancia del criado, además, le permitía evitar los temas religiosos, lo que en esa época era bastante inteligente.

- ESCRITOS

   En los países francófonos Marot es conocido sobre todo por la elaboración de una cincuentena de Salmos de David para la himnografía protestante, en concreto 49 salmos y el Cántico de Simeón, que luego fueron ampliados a los ciento cincuenta habituales por Teodoro de Beza.
   L’Adolescence clémentine (1532-1538), "La adolescencia clementina" comprende sus poemas juveniles. Se caracterizan por la variedad de formas y temas abordados y el desorden cronológico del contenido.
   La première Églogue des Bucoliques de Virgile (traducción de las Bucólicas de Virgilio)
   Le Temple de Cupido ("El templo de Cupido", inspirado en el Temple de Vénus de Jean Lemaire de Belges)
   Le Jugement de Minos ("El juicio de Minos", inspirado en la traducción latina del Diálogo de los muertos de Luciano de Samosata)
   Les Tristes vers de Philippe Béroalde ("Los tristes versos de Filippo Beroaldo", traducción del Carmen lugubre de die dominicae passionis de Filippo Beroaldo)
   Oraison contemplative devant le Crucifix ("Oración contemplativa ante el crucifijo", traducción de Ennea ad sospitalem Christumde Nicolas Barthélemy de Loches)
   Épîtres: 10 epístolas poéticas (11 si se cuenta L’Épître de Maguelonne). Esta epístola de Maguelonne tiene por modelo las Heroidas de Ovidio.
   Complaintes
   Épitaphes: "Epitafios", forma breve, el epitafio no puede tener más que dos versos. Al comienzo de la sección el tono es grave; luego la sonrisa hace su aparición.
   Ballades: "Baladas". Comprende cada una una treintena de versos repartidos en tres estrofas y media, un estribillo de un verso y un envío dedicatorio. La Balada utiliza tres o cuatro rimas y el poema concluye con una semiestrofa, dirigida al Príncipe (o a la Princesa).
   Rondeaux: "Rondós", que comprenden de 12 a 15 versos, caracterizados por el retorno del semiverso inicial a la mitad y al fin del poema.
   Chansons: "Canciones". La canción es propicia para todas las acrobacias de la rima.


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Re: POESÍA MÍSTICA Y RELIGIOSA III (Hay un índice de autores en primera página de Poesía Místico Religiosa I)

Mensaje por Pascual Lopez Sanchez el Jue 27 Dic 2018, 09:55

POESÍA MÍSTICO RELIGIOSA FRANCESA

SIGLO XVI

CLEMENT MAROT

POEMA EL INFIERNO DE CLEMENT MAROT (*)

Comme douleurs de nouvel amassées
Font souvenir des lyesses passées:
Ainsi plaisir de nouvel amassé
Faict souvenir du mal, qui est passé.

5 Je dy cecy, mes treschers Freres, pource
Que l'amytié, la chere non rebourse,
Les passetemps, & consolations,
Que je reçoy par visitations
En la prison claire; et nette de Chartres,
10 Me font recors des tenebreuses chartres,
Du grand chagrin, & recueil ord, & laid,
Que je trouvay dedans le Chastellet.

Si ne croy pas, qu'il y ait chose au monde,
Qui mieulx ressemble ung Enfer tresimmunde:
15 Je dy Enfer, & Enfer puis bien dire:
Si l'allez veoir, encor' le voyrrez pire.
Aller helas! ne vous y vueillez mettre:
J'ayme trop mieulx le vous descrire en metre,
Que pour le veoir auclun de vous soit mys
20 En telle peine. Escoutez doncq' Amys.

Bien avez leu, sans qu'il s'en faille ung A,
Comme je fus par l'instinct de Luna
Mené au lieu plus mal sentant, que soulphre,
Par cinq, ou six ministres de ce gouffre:
25 Dont le plus gros jusques là me transporte.

Si rencontray Cerberus à la porte:
Lequel dressa ses troys testes en hault,
A tout le moins une, qui troys en vault.
Lors de travers me voit ce Chien poulsif,
30 Puis m'a ouvert ung huys gros, & massif:
Duquel l'entrée est si estroicte, & basse,
Que pour entrer faillut que me courbasse.

Mais ains, que feusse entré au gouffre noir,
Je veoy à part ung aultre vieil manoir
Tout plein de gens, de bruyt, & de tumulte:
Parquoy avec ma Guyde je consulte,
En luy disant: Dy moy, s'il t'en souvient,
D'où, & de qui, & pourquoy ce bruyt vient.
Si me respond: Sans croyre le rebours,
40 Saiche, qu'icy sont d'Enfer les fauxbourgs,
Où bien souvent s'eslieve ceste feste:
Laquelle sort plus rude, que tempeste,
De l'estomach de ces gens, que tu voys:
Qui sans cesser se rompent teste, & voix
45 Pour appoincter faulx, & chetifs Humains,
Qui ont debatz, & debatz ont heu maints.

Hault devant eulx le grand Minos se sied,
Qui sur leurs dicts ses sentences assied.
C'est luy, qui juge, ou condamne, ou deffend, (Cont.)


(*)Lo he encontrado en en francés, inglés y en italiano... No lo he encontrado en español. Me consta, no obstante, que alguna editorial mexicana ha traducido y publicado parte de la obra de Clemente Marot. Seguiré buscando, pues merece la pena.


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